Deux ans et demi après son ouverture, les Halles de la Cartoucherie ouvrent une nouvelle page de leur développement. Muriel Le Vaillant vient d’arriver en tant que directrice générale et, en cette fin janvier 2026, le « lieu de vie hybride » (restaurants, coworking, salle de spectacle, activités culturelles et sportives, formations, etc.) annonce un partenariat avec la société toulousaine d’événementiel Miharu pour développer davantage les événements à destination des professionnels. Alors que les Halles ont accueilli 260 événements BtoB en 2025, l’objectif est au moins de doubler ce chiffre.
« Ce lieu atypique vient remplir une case manquante dans notre offre. Nous pouvons utiliser notamment La Cabane, la salle de spectacles, qui est très modulable. Nous pouvons y organiser des plénières allant jusqu’à 440 personnes. Les Halles sont accessibles en tram et représentent bien la convivialité toulousaine. On va proposer des offres de standing national, voire international », résume Jean-François Renac, le dirigeant de Miharu. L’entreprise événementielle va gérer le développement commercial, mais ce sont les équipes des Halles qui accueilleront les professionnels le jour de leur événement. « L’objectif est tout d’abord de prouver à l’écosystème économique toulousain que le lieu peut accueillir des événements professionnels nombreux qui ont du sens », considère Jérémie Loevenbruck, associé fondateur des Halles de la Cartoucherie.
« Remettre en avant les différentes raisons de revenir dans ce lieu »
Ce boost sur la partie événementielle BtoB est-il un moyen de renforcer le modèle économique des Halles, cette « ingénierie complexe », au moment où des lieux semblables sont en crise, comme la Halle Boca à Bordeaux, ou encore la Food Society Paris ? « Le modèle du “food court” est en crise. Mais les Halles de la Cartoucherie, qui avance le chiffre de deux millions de visiteurs en 2025 et un chiffre d’affaires consolidé de l’ordre de 18 million d’euros, est un projet différent », indique la directrice générale Muriel Le Vaillant. « Dès le début, il a été pensé comme bien plus qu’une juxtaposition de restaurants. Le partenariat avec Miharu a un objectif économique : Sur la partie événementielle pour les entreprises, nous sommes à 1 million d’euros de chiffre d’affaires. Nous voulons plus que doubler ce chiffre. »
Pour ce coup d’accélérateur, les Halles de la Cartoucherie peuvent aussi compter sur ses liens avec le Cinéma Véo Cartoucherie, tout proche, qui peut mettre certaines de ses salles à disposition mais aussi sur l’offre hôtelière non négligeable à proximité, qui peut « convaincre une clientèle nationale ou internationale ». « Il y a tout d’abord l’hôtel Sangha, à côté, et ses soixante-quinze chambres. Mais on peut compter également sur Eklo et ses cent chambres. Si on rajoute aussi le Paladia et le SevenLine, on dépasse les 300 chambres disponibles dans notre secteur », assure Jérémie Loevenbruck. « Avec certains des acteurs du quartier comme le cinéma Véo, il y a de l’actionnariat croisé. Nous œuvrons tous dans un objectif commun de développement de la zone. »
Une dizaine de projets d’événements professionnels sont déjà dans les tuyaux grâce au partenariat avec Miharu.
Matthias Hardoy
Sur les photos : Jérémie Loevenbruck, associé fondateur des Halles de la Cartoucherie, la directrice générale des Halles de la Cartoucherie, Muriel Le Vaillant, et Jean-François Renac, le dirigeant de Miharu. Crédit : M.V-ToulÉco. Ci-dessous : Schéma qui explique la structuration des Halles de la Cartoucherie. Crédit : Halles de la Cartoucherie.
