La tradition voulait ensuite que les deux (format à cinq nations) puis trois matchs (à six) soient répartis entre le samedi et le dimanche. 2009 a marqué un premier tournant. C’est cette année-là qu’une rencontre s’est pour la première fois déroulée un vendredi. Là encore, les Bleus étaient concernés puisqu’ils accueillaient le pays de Galles, et en sortaient vainqueurs alors que tout le monde ou presque les donnait battus (21-16).

Un match le vendredi soir, en prime time, est l’assurance d’une audience télé importante. Et les diffuseurs, qui financent en bonne partie l’épreuve (un peu plus de 30 millions d’euros en France), pèsent lourd dans ce genre de décisions. Dix fois, année 2009 incluse, une rencontre a eu lieu ce jour-là. Mais pour cette édition 2026, cela jouera donc un jeudi soir. La raison ? La cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver est prévue le 6 février, à Milan, et est diffusée par France Télévisions.

Moins pratique pour le public

Le groupe audiovisuel public ne voulait pas de concurrence entre ces deux événements. Et a donc obtenu d’avancer le France – Irlande d’un jour, plutôt que de le placer le dimanche après-midi. La Fédération française de rugby, qui tablait initialement sur un match le vendredi soir, n’a eu d’autre choix que de se plier à cette demande expresse pour ne pas entrer en conflit avec France Télévisions.

La conséquence est d’abord sportive : staffs français et irlandais perdent chacun deux jours de préparation. Ce n’est pas non plus neutre pour le public. Un match le jeudi soir est bien moins pratique lorsque l’on vient de province… ou de l’étranger. Ce qui semble annoncer une affluence plus parisienne que d’habitude. Sans parler des possibles difficultés dans les transports en commun franciliens, puisque le flot des spectateurs se mêlera à ceux qui rentreront chez eux en sortant du travail.