Radio France Internationale en direct de Paris. Il est 17 heures.
Le Journal en français facile.
Adrien Delgrange.
16 heures en temps universel.
Bienvenue à toutes et à tous dans ce journal international en français facile.
Voici les titres de ce mercredi 28 janvier :
Cette joute verbale entre l’Iran et les États-Unis avant, peut-être, une intervention américaine. « Le temps est compté » pour le régime iranien, dit Donald Trump. « L’Iran répondra comme jamais » en cas d’attaque américaine, préviennent de hauts responsables iraniens.
L’avenir du Groenland. Le président français recevait, aujourd’hui, à Paris, le Premier ministre groenlandais et la Première ministre danoise.
Après les menaces américaines sur le Groenland, pourquoi pas menacer, aussi, la Patagonie ? Des Argentins s’interrogent, se posent des questions suite à une visite, en toute discrétion, de représentants américains dans le sud de l’Argentine.
Et puis, enfin, dans ce journal, gros plan sur le chanteur burkinabé Victor Démé. RFI lui consacre, depuis ce matin, une série de podcasts en cinq épisodes.
La tension est à son comble. La tension est encore montée d’un cran entre l’Iran et les États-Unis. Les Américains ont décidé de déployer, de masser des moyens militaires aux abords de l’Iran. Alors, s’agit-il d’attaquer le pays ou, alors, de faire pression sur les autorités iraniennes ? Ces dernières heures, les menaces ont été verbales entre les deux parties. Donald Trump dit, sur son réseau social, que « Le temps est compté » pour l’Iran avant une attaque. « L’Iran répondra comme jamais » en cas d’agression américaine, a réagi, un peu plus tard, une mission iranienne en déplacement à l’ONU, tout en précisant : « L’Iran se tient prêt pour un dialogue basé sur le respect et les intérêts de chacun. » En attendant, en Iran, après des semaines de répression, de nombreux morts, eh bien, c’est internet qui a été rétabli après 20 jours de coupure. Le récit à Téhéran de Siavosh Ghazi.
L’internet a été rétabli presque totalement depuis ce matin. En fait, depuis plusieurs jours, il y avait un retour progressif. Mais, désormais, le réseau est rétabli à plus de 80 %, non seulement sur le téléphone portable, mais aussi sur le réseau wifi, ce qui permet aux Iraniens d’appeler leur famille à l’étranger. Il y a plus de 6 millions d’Iraniens qui vivent, pour l’essentiel, aux États-Unis, au Canada, en Europe ou encore en Australie. Les autorités avaient coupé l’internet pour des raisons de sécurité, mais, aussi, pour empêcher l’envoi à l’étranger de vidéos des manifestations et des violences. Mais, malgré la coupure du réseau et les restrictions, de nombreuses vidéos ont été envoyées à l’extérieur du pays. La coupure de l’internet a causé plusieurs centaines de millions d’euros de pertes pour l’économie iranienne. Ces derniers jours, les voix se sont élevées pour demander le rétablissement du réseau pour éviter des pertes encore supplémentaires. Siavosh Ghazi, Téhéran, RFI.
Ailleurs sur la planète, le Groenland. Le président français, Emmanuel Macron, recevait, aujourd’hui, à Paris, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, et le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen. Le président français leur a rappelé la « solidarité » de la France et « son attachement à la souveraineté et à l’intégrité territoriale » du Groenland face à l’appétit de Donald Trump.
RFI. À Paris, 17 h 04.
Connue sous le nom de la Tierra del Fuego : les États-Unis lorgnent, peut-être aussi, sur la Terre de Feu. Cette province de l’extrême sud de l’Argentine est la porte d’entrée de l’Antarctique. Une délégation du Congrès américain a fait, récemment, une visite plutôt discrète – autrement dit en catimini – sur la [Tierra] del Fuego. Alors, de quoi alimenter quelques soupçons sur les visées américaines concernant l’Atlantique Sud. En Argentine, correspondance Théo Conscience.
Lorsqu’un avion militaire du département de la défense américain se pose à Ushuaïa dimanche, les autorités locales restent perplexes. Aucune visite officielle ne leur a été annoncée. Ce n’est que le lendemain que l’ambassade des États-Unis en Argentine se fend d’un communiqué pour annoncer la visite d’une délégation du Congrès américain, sans pour autant donner de noms. Motif officiel : rencontre avec des acteurs locaux pour parler dégradation des milieux naturels, minéraux critiques et sécurité médicale. Une visite surprise dans une province dirigée par l’opposition à Javier Milei, qui intervient trois jours après la mise sous tutelle administrative du port d’Ushuaïa par le gouvernement argentin. Située à l’extrême sud du continent, Ushuaïa est à l’Antarctique ce que le Groenland est à l’Arctique. C’est la clé ou le verrou de l’Atlantique Sud. C’est là qu’en 2024, à l’occasion d’une visite de hauts gradés de l’armée américaine, le président argentin, Javier Milei – grand allié de Donald Trump –, avait annoncé la construction d’une nouvelle base navale intégrée et d’un pôle logistique destiné à devenir la porte d’entrée de l’Antarctique. Théo Conscience, Buenos Aires, RFI.
Intéressons-nous, à présent, aux bouleversements technologiques qui peuvent, parfois, s’inviter dans les affaires religieuses. Nous sommes, à présent, en Égypte, avec une décision de Dar al-Iftaa. C’est l’organisme officiel qui est chargé de statuer sur l’application des préceptes de l’islam. Alors, cela peut paraître insolite, mais cet organe vient d’annoncer qu’intelligence artificielle et Coran ne font pas bon ménage. Recourir à l’IA pour interpréter le Coran est illicite. Au Caire pour RFI, Alexandre Buccianti.
L’arrêté de Dar al-lftaa estime que seuls les hommes de religion versés dans toutes les sciences coraniques sont habilités à interpréter le Coran. Il ajoute que le recours à des applications comme ChatGPT est une « hérésie », qui comporte des « carences méthodologiques et religieuses qui ouvrent la voie aux suppositions concernant le Livre d’Allah ». Dar al-lftaa occupe des milliers de diplômés de l’université islamique d’al-Azhar, la plus haute autorité morale de l’islam sunnite. Ils sont chargés de répondre aux nombreuses demandes d’interprétation religieuse qui arrivent par mail ou par téléphone. Ces réponses, des fatwas ou avis de jurisprudence islamique, sont décuplées durant le mois de Ramadan, qui est aux portes. Des fatwas qui sont parfois payantes quand on est pressé et que l’on a recours à des organismes privés. Alexandre Buccianti, Le Caire, RFI.
Dans l’actualité européenne. Des perquisitions, des fouilles policières sont en cours dans les locaux de la Deutsche Bank. C’est à Francfort et à Berlin. La justice allemande annonce enquêter sur des soupçons de blanchiment d’argent visant des responsables et des employés de la Deutsche Bank. Des faits qui se seraient produits entre 2013 et 2018.
Le Journal en français facile.
Et puis de la musique pour refermer ce journal. RFI vous propose de vous replonger dans l’histoire de Victor Démé, chanteur burkinabé disparu il y a dix ans. Bien qu’il ait effectué une tournée internationale, Victor Démé a dû attendre le remix d’un de ses titres, Djon Maya, par deux jeunes Français pour que ce morceau devienne un tube mondial aux millions d’écoutes. RFI vous raconte cette aventure musicale dans un podcast en cinq épisodes, qui vient tout juste de paraître. Notre incroyable histoire avec Victor Démé et sa rencontre avec le Français Camille Louvel.
« Nous avons décidé de travailler avec la confiance. C’est comme ça, entre moi et Camille. Il me fait confiance et je lui fais confiance. Et nous ne sommes plus des amis, nous sommes des frères. C’est mon petit frère et je suis son grand frère. »
[extrait de la chanson]
L’incroyable histoire de Victor Démé racontée en cinq épisodes, à retrouver sur rfi.fr et les différentes plateformes d’écoute de podcasts.
Dans quelques instants, Radio Foot Internationale, avec vous, Annie Gasnier. Bonsoir.
Bonsoir, Adrien.
Avec au programme ?
Eh bien, beaucoup de Ligue des champions, aujourd’hui. C’est Ligue des champions et Ligue des champions, puisqu’il y aura deux éditions de Radio Foot. Il y a 18 matchs simultanés, ce soir. Donc, eh bien, il y en aura qui seront qualifiés et d’autres qui ne le seront pas. Puis on évoquera, aussi, la commission de discipline de la CAF. On attend son verdict.
À tout de suite, Annie.