Après la route, la piste. Présent le week-end dernier sur les trois courses d’ouverture de la saison en Europe, Benjamin Thomas a retrouvé depuis le début de la semaine les vélodromes, avec en tête le Championnat d’Europe qui débutera ce dimanche à Konya, en Turquie. “La condition est bonne. Je suis souvent bien sur les premières courses de la saison. Ça ne déroge pas à la règle”, a-t-il confié à DirectVelo, avant de quitter l’Espagne pour la France.

« PAS UNE PRESSION DE RÉSULTATS »

En ce début de semaine, le Tarnais de 30 ans a enchaîné les tours de piste sur le vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines pour travailler spécifiquement. Puis il aura encore quelques jours d’acclimatation sur la piste turque. “Je vais reprendre sur la course aux points, c’est moins spécifique qu’une poursuite. Je compenserai mes lacunes techniques par le physique, après une grosse préparation pour la route en janvier”.

En Turquie, il sera donc engagé sur la course aux points ainsi que l’américaine, en compagnie de Valentin Tabellion. “On n’a pas une pression de résultats. Je serai là pour retrouver la compétition internationale et rejouer à ce niveau-là”, dit le coureur absent l’an passé au Championnat d’Europe puis du Monde.

À Konya, Oscar Nilsson-Julien représentera la France sur l’Omnium. Le coureur de l’AVC Aix Provence Dole vient de briller en obtenant trois titres lors du dernier Championnat de France, mi-janvier à Bourges. Son émergence est une bonne chose selon Benjamin Thomas, qui ne le voit pas comme un adversaire. “J’ai une vision au-delà du national. Je suis content que la relève arrive. Je le vois plus comme une transition qu’une concurrence. Je ne vais pas être là éternellement”.

« ON A BESOIN DE LUI »

Le coureur de 24 ans avait déjà participé l’automne dernier, au Chili, au Championnat du Monde. “C’est bien qu’il prenne de l’expérience et qu’il ait sa chance sur des Championnats. Je suis content de voir les progrès qu’il fait. C’est en se frottant aux meilleurs qu’on s’améliore. Oscar est un coureur complet, qui fait de la poursuite, de l’Omnium et de l’Américaine. On a besoin de lui”.

Sa présence augmente selon le coureur de Cofidis le niveau de chacun. “C’est toujours stimulant quand on se retrouve à l’entraînement de se tirer la bourre. On voit que ça paie en compétition. C’était le partenaire d’entraînement avant les Jeux Olympiques. Avoir du niveau dans le groupe, ça m’a permis d’arriver en forme à Paris”, rappelle le Champion Olympique de l’Omnium.

Au-delà d’Oscar Nilsson-Julien, le taulier de l’endurance français apprécie de voir en Turquie une sélection incorporant de nouvelles têtes. “Il y a un mélange d’expérience et de jeunesse dans l’équipe. Pour la poursuite, c’est important de retrouver des coureurs solides et d’avoir des jeunes qui peuvent prendre de l’expérience”. Aux côtés de Benjamin Thomas, ils auront un bon professeur.