Il ne va pas récupérer son oreiller. A Rennes, le détenu qui contestait la confiscation de son linge de lit personnel devant le tribunal administratif n’a pas obtenu gain de cause, révèle Ouest-France.
Trois ans après la confiscation des draps et de l’oreiller, la justice administrative a confirmé la décision du directeur de l’établissement pénitentiaire de Rennes-Vezin, situé à Vezin-le-Coquet, en Ille-et-Vilaine, « en l’absence de nécessité médicale justifiée ».
Une peine pour viols
Le détenu concerné, Erwan Gouget, âgé de 38 ans, purge une peine de vingt-sept ans de réclusion criminelle pour trois viols et quatre tentatives de viols sur des étudiantes lilloises entre 2011 et 2012.
Il avait récupéré au parloir un oreiller, ainsi que du linge de lit personnel, justifiant d’un « motif médical ». Ses explications n’ont pas convaincu le juge, qui rappelait qu’un « équipement standard » était fourni aux détenus.