Les velléités d’annexion du Groenland de Donald Trump, tout comme ses réflexions humiliantes sur l’armée danoise, ont agi comme un électrochoc. Jadis allié indéfectible des États-Unis, il se retourne vers l’Union européenne.
Il y avait eu des signaux plus ou moins faibles ; en 2019 déjà, Trump avait indiqué vouloir acheter le Groenland. Jusque-là, la position de Copenhague avait été de condamner ce qui semblait être un délire – un de plus – du capricieux locataire de la Maison-Blanche. Les liens avec l’Amérique étaient indéfectibles depuis trois décennies, il n’y avait pas de quoi en douter. Un coup de fil est venu ébranler cette certitude : 45 minutes pendant lesquelles Donald Trump invectiva, dit-on, la première ministre Mette Frederiksen en janvier 2025, affirmant vouloir annexer l’immense île arctique sous tutelle danoise, et par là même violer l’intégrité territoriale du royaume, lui arrachant 98 % de son territoire. « C’est là qu’elle a véritablement commencé à hausser le ton, » rapporte-t-on à Copenhague, tant dans les couloirs du Parlement que dans les bureaux des observateurs de la politique danoise. « C’est là que les Danois ont commencé à vraiment se préoccuper du Groenland, » grince…
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