Publié le
28 janv. 2026 à 20h30
« C’est une encyclopédie doublée d’un moulin à paroles », présente Karine Lemarchand en parlant de Yannick, agriculteur du pays d’Auge (Calvados) à l’affiche de la saison 21 de L’Amour est dans le pré sur M6. Dans son portrait diffusé lundi 26 janvier 2026, l’Augeron revient sur son « parcours incroyable ».
Lors du tournage, la présentatrice star est accueillie par Pascal et Bénédicte, les repreneurs de la ferme de Yannick. « On n’est pas de la famille, mais presque ! On se connaît depuis 35 ans, il est même le parrain de Lucie, l’une de nos trois enfants. À sa retraite, il nous a proposé de reprendre l’exploitation, mais dans les faits, il est toujours là et nous accompagne », raconte Pascal.
« Un cas à prendre des pincettes »
Décrit par le couple comme quelqu’un de « très actif, gentil et généreux », et au cœur tendre, l’agriculteur de 64 ans cherche l’amour. « Il faudra que la personne qu’il trouve accepte aussi le handicap de son fils », prévient Pascal.
Voilà un cas à prendre des pincettes, mais je m’engage à faire renaître la flamme dans le cœur de Yannick.
Karine Lemarchand
100 vaches allaitantes, 250 hectares de polyculture : la ferme de Patrick, « c’est son bébé ». « En 40 ans d’activité, le volubile Yannick n’a eu qu’une parole : transformer et agrandir la ferme familiale. » Depuis sa retraite en octobre 2023, l’homme continue à s’investir sur l’exploitation auprès de ceux qu’il considère comme ses enfants. « Ça changerait si je trouvais quelqu’un, là, je prendrais du bon temps », assure Yannick.
« Un parcours très difficile »
La vie n’a pas fait de cadeau à l’agriculteur. « Yannick a eu un parcours très difficile, à cause d’un patriarche autoritaire. Et quand vint le moment de reprendre la ferme familiale avec sa femme Nadine, Yannick a découvert que son père mettait en vente les terres de l’exploitation derrière son dos, obligeant le couple à s’endetter lourdement pour les racheter », explique Karine Lemarchand.
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Après leur mariage en 1992, Yannick et Nadine ont deux enfants : Antoine puis Fabian, qui naissent tous les deux avec un handicap psychomoteur. « C’était un coup de massue, j’imagine ? » l’interroge la présentatrice. « Oui et non, on a vécu avec leur handicap ».
Je ne comprends pas les gens qui regardent les handicapés de travers, ce n’est pas de leur faute. Il y a toujours pire que soi.
Yannick
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Une tumeur au cerveau est décelée très tôt chez Fabian, qui le rend aveugle. « Il a été opéré huit ou neuf fois », se rappelle son papa. Malgré de longs mois à l’hôpital, Fabien décède l’année de ses 18 ans. « ll s’est endormi paisiblement avec son doudou », se souvient les larmes aux yeux Yannick, en s’excusant : « excuse-moi, c’est Fabian qui revient ».

Yannick avec ses vaches, dans son exploitation du pays d’Auge. ©Cécile ROGUE/M6Le deuil de son fils et de sa femme
« Quand je vois le mois d’avril arriver, je m’en vais au courant », annonce l’agriculteur. Car le 28 avril est marqué de deux pierres noires dans le cœur du sexagénaire : en 2014, la mort de Fabian, puis en 2021, celle de Nadine, décédée « soit d’une rupture d’anévrisme ou d’une crise cardiaque foudroyante ».
T’es un survivant, tu me bluffes. Tu as tout mon respect.
Karine Lemarchand
Mais ce n’est pas tout : Yannick, lui-même, a fait deux arrêts cardiaques. « Ah bon ? ! Mais les gens qui regardent vont se dire : ce n’est pas possible ! » réagit la présentatrice. « Mais tu vois, je suis en pleine forme ! » le rassure-t-il. Au décès de sa femme, Yannick se retrouve seule à la ferme, avec son fils Antoine. L’arrivée de ses repreneurs et des leurs trois enfants l’aide à remonter la pente. « Je suis un peu comme leur grand-père. »
« Je crois toujours en l’amour »
Face à tous ces drames, « est-ce qu’il y a de la place pour quelqu’un ? » lui demande la présentatrice. « Oui, je suis prêt à l’accueillir à bras ouverts », promet Yannick, fin « prêt à aimer ». Mais à une condition : accepter avec lui son fils en situation de handicap, Antoine. « C’est le papier cadeau, il y a le père, mais aussi le fils. Je ne lâcherai jamais mon fils », prévient le papa. « Autonome », « discret », et d’une extrême gentillesse, le jeune homme travaille en ESAT cinq jours par semaine. « Il serait content s’il y avait quelqu’un à la maison. »
L’agriculteur, qui peut aussi « partir en amoureux », aspire à voyager. « Je voudrais surtout faire une croisière », projette-t-il. Passionné par la mécanique, le jardin, la chasse, la bonne chère, le jeune retraité se dit prêt à découvrir et surtout partager les passions de sa future chère et tendre. Si l’homme ne veut pas de relation à distance, il est ouvert à déménager ou partager son temps entre deux régions. « Je suis quelqu’un de très tactile, câlin et attentionné. »
« Une joyeuse, qui rigole tout le temps et qui a le sourire »
Et physiquement, des critères ? « Plutôt des petites formes. Mais j’ai pas de préférence. C’est surtout comment le cœur va s’ouvrir, comment elle va prendre les choses avec mon fils », répond Yannick, qui « croit toujours en l’amour ». Avec l’animatrice, il imagine la prétendante idéale pour ce grand bavard : une femme « qui a de l’énergie », « une joyeuse, qui rigole tout le temps et qui a le sourire ».
« Alors si vous avez 64 ans ou moins, et si vous souhaitez offrir du répondant à cette langue bien pendue », le courrier du cœur de Yannick est ouvert à l’adresse TSA 21234, 75070 Paris cedex 02 jusqu’au 23 février 2026. Les téléspectateurs découvriront si l’agriculteur a fait chavirer les cœurs dans quelques semaines, à l’étape mythique des speed-datings sur les péniches parisiennes.
L’émission est à revoir en replay sur le site de M6.
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