Selon les dernières données de l’Insee publiées ce 28 janvier 2026, l’année qui vient de s’écouler a marqué un tournant historique pour le dynamisme entrepreneurial français avec un total inédit de 1 170 000 créations d’entreprises. Une progression de 4,9 % par rapport à 2024 qui confirme que l’envie d’entreprendre reste solidement ancrée dans l’Hexagone.
L’année 2025 s’est terminée sur une accélération surprise. Après un mois de novembre timide (+0,7 %), le nombre de créations a bondi de 3,9 % en décembre. Ce « sprint final » permet de clore l’exercice sur un sommet statistique jamais atteint auparavant.
© antoniodiaz / Shutterstock.com La micro-entreprise au sommet
La micro-entreprise demeure, de loin, le choix numéro un en France. En décembre 2025, ce régime a représenté près de 60 % des créations totales d’entreprises. Bien que leur rythme de croissance ait légèrement fléchi en fin d’année, passant de +2,7 % en novembre à +1,8 % en décembre, le volume de nouvelles immatriculations reste massif et témoigne d’une dynamique qui ne se dément pas.
Parallèlement à cette hégémonie de l’auto-entreprenariat, le mois de décembre a été marqué par un réveil brutal et spectaculaire des statuts plus traditionnels. Les entreprises individuelles classiques ont ainsi enregistré un bond impressionnant de 15,6 %, tandis que les créations de sociétés ont progressé de 5,7 % sur un mois.
Ce regain de vitalité permet d’équilibrer le bilan annuel : sur l’ensemble de l’année 2025, les sociétés et les micro-entrepreneurs affichent une progression identique de 5,9 %.
© Kateryna Onyshchuk / Shutterstock.com Analyse sectorielle : entre locomotives et points noirs
Le grand gagnant de cette dynamique est le secteur du soutien aux entreprises, dont les créations ont accéléré de 6,9 % en décembre. Les transports et l’entreposage affichent aussi une santé de fer (+7,2 %), tout comme le commerce (+4,3 %).
Attention toutefois aux nuances techniques : le boom des « activités de sièges sociaux » est en partie lié à un changement de classification administrative des codes APE, qui a mécaniquement gonflé les chiffres de ce secteur au détriment de la finance et de l’assurance. À l’inverse, la construction reste le point noir du tableau, avec une baisse de 2,5 % en décembre, poursuivant son déclin.
À noter, tout de même, que si ces records sont une excellente nouvelle pour l’attractivité française, ils doivent être nuancés. Comme souvent en période de forte activité, le nombre de défaillances d’entreprises reste un indicateur crucial à surveiller pour mesurer la viabilité réelle de ces nouveaux projets sur le long terme. Et ils sont en hausse depuis 2023.
- L’entrepreneuriat français a battu un record historique en 2025 avec 1,17 million de créations, soit +4,9 % sur un an.
- La micro-entreprise reste ultra-dominante (près de 60 % des créations), mais la fin d’année a aussi marqué le retour en force des statuts plus classiques.
- Attention toutefois à l’envers du décor : certains secteurs comme la construction décrochent, et les défaillances d’entreprises, en hausse depuis 2023, rappellent que créer est une chose, et que durer en est une autre.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.