l’essentiel
La solidarité s’organise autour du groupe scolaire Ferdinand-de-Lesseps à Toulouse pour soutenir des familles sans-papiers. Un petit-déjeuner solidaire vise à recueillir des signatures pour leur régularisation. Un rassemblement est prévu le 18 février devant la préfecture.
Mercredi matin, le groupe scolaire Ferdinand-de-Lesseps, dans le quartier des Pradettes, est devenu le théâtre d’un élan de solidarité. Portée depuis plusieurs années par des parents, des enseignants et des membres de Réseau Éducation Sans Frontières (RESF 31), cette action prend la forme d’un petit-déjeuner solidaire. « Ce moment permet de recueillir des signatures pour demander la régularisation de personnes sans-papiers », rappelle Annie Casties-Latapie, membre de RESF 31. Cette mobilisation porte ses fruits : l’an dernier, le réexamen de certains dossiers par la préfecture a permis à des étudiantes de poursuivre leur cursus.
Cette semaine, l’attention se porte sur trois familles originaires d’Albanie, d’Afrique subsaharienne et de Géorgie, dont les enfants sont scolarisés dans l’établissement. Bien qu’elles soient en danger dans leur pays d’origine, leurs demandes d’asile ont été rejetées. « Qui dit sans-papiers dit souvent sans logement », déplore Anne Bonnet, enseignante retraitée. « Dans ces conditions, il est difficile pour les enfants de suivre une scolarité normale, alors qu’il s’agit d’un droit universel. »
Ce mouvement s’inscrit dans une campagne de régularisation plus large à Toulouse, relancée le 11 janvier dernier. L’objectif reste d’obtenir une révision administrative pour chaque situation. Annie Casties-Latapie souligne l’urgence de la situation : « Un rassemblement est prévu le 18 février à 16 h 30 devant la préfecture de Haute-Garonne pour demander le réexamen de ces dossiers. » Elle rappelle également que beaucoup de ces familles travaillent et remplissent les critères d’intégration, malgré des procédures de régularisation devenues de plus en plus complexes.
Le prochain rassemblement se fait mercredi 4 février à 7 h 45 devant l’école Matabiau à Toulouse.