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La Coordination rurale dénonce la « répression policière » lors de la manifestation des agriculteurs à Toulouse, mardi 27 janvier. Son représentant régional n’exclut pas de nouvelles actions dans les départements.

Éloi Nespoulous, représentant de la Coordination rurale (CR) d’Occitanie et le président de la CR de l’Ariège Sébastien Durand étaient à la fois au four et au moulin, mardi 27 janvier, lors de la manifestation des agriculteurs à Toulouse qui a dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre. Les deux responsables CR étaient au contact et aussi membres d’une délégation reçue, le même jour, par le préfet de région Pierre-André Durand, place Saint-Étienne où une trentaine de bonnets jaunes avaient fini par arriver après avoir évité les policiers déployés en ville.

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« C’est inacceptable »

Mercredi 28 janvier, l’antenne parisienne de la Coordination rurale a dénoncé dans un communiqué « la répression de la manifestation paysanne ». « Exercée à l’encontre de ses représentants régionaux et départementaux, Éloi Nespoulous et Sébastien Durand, et de ses adhérents lors d’une manifestation pacifique à Toulouse », s’indigne le président de la CR Bertrand Venteau qui « estime inacceptable les violences perpétrées contre les agriculteurs d’Occitanie ».

« Pas d’actions à court terme, mais… »

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Au regard du moral des agriculteurs qui cumulent de nombreux griefs contre l’Union européenne (Mercosur, protocole de la DNC pour l’abattage des troupeaux, taxe sur les engrais, stockage de l’eau, etc.), la mobilisation n’est peut-être pas terminée, a laissé entendre, hier, Éloi Nespoulous, également président de la CR de l’Aveyron.

« Dans l’immédiat, il n’y aura pas d’actions à court terme, a-t-il confié. Mais des actions peuvent avoir lieu, à droite à gauche, dans les départements. » Au lendemain de sa réunion à la préfecture, il décrit un « préfet qui ne rigole pas », référence au parcours de la manifestation qui n’a pas été respecté par les manifestants qui ont eu maille à lever le camp des allées Jean Jaurès.

Des « échanges menés dans le calme »

« Les échanges ont été menés dans le calme et ont porté sur le fond des préoccupations des agriculteurs. [J’ai] rappelé la position constante de l’État : c’est par le dialogue et un travail sur dossiers que les difficultés rencontrées par la profession agricole pourront être surmontées et non par des actions violentes et de fait accompli », a indiqué le préfet qui s’est entretenu pendant plus d’une heure et demie avec les représentants de deux délégations, la CR et l’intersyndicale (JA, FDSEA, Confédération paysanne).

Pour Éloi Nespoulous, une formalité : « Quand je vois la préfète de l’Aveyron, elle me dit la même chose, mais on attend toujours ».