La chaîne d’information en continu BFMTV a été condamnée par la justice pour atteinte à la vie privée de Pierre Palmade, à la suite de la diffusion de plusieurs contenus jugés intrusifs. La décision vise exclusivement des publications en ligne de BFMTV, composées de plusieurs articles et d’une vidéo consacrés à la situation personnelle de l’humoriste.

Les juges ont notamment retenu la diffusion de descriptions très détaillées de la première sortie d’hôpital de Pierre Palmade, de son état physique, de son attitude, de ses gestes et de son comportement immédiat après son hospitalisation.

BFMTV avait également relaté des éléments précis concernant son entourage proche, sa présence familiale et les conditions dans lesquelles il avait quitté l’établissement de soins.

La justice a considéré que ces informations, bien que liées à une affaire très médiatisée, relevaient de la sphère strictement privée. Selon le tribunal, ces détails n’étaient pas nécessaires à la compréhension de l’actualité judiciaire et allaient au-delà de ce que permet le droit à l’information.

La vidéo mise en cause a elle aussi été jugée problématique, en ce qu’elle insistait sur des aspects intimes de la convalescence de l’humoriste, sans apport factuel nouveau sur la procédure en cours. Les magistrats ont estimé que ces contenus répondaient davantage à une logique de curiosité qu’à une exigence d’information.

BFMTV a donc été condamnée à verser des dommages et intérêts dans le cadre d’une procédure civile, ainsi qu’une somme au titre des frais de justice. Il ne s’agit pas d’une condamnation pénale, mais d’une sanction financière visant à réparer l’atteinte au droit à la vie privée et au droit à l’image.

La décision rappelle que, même pour une personnalité publique au cœur d’une affaire sensible, la couverture médiatique doit rester mesurée. Elle souligne également que la diffusion répétée de détails personnels peut constituer une faute lorsque l’intérêt général n’est pas clairement établi.

A noter que Paris Match, Voici et Closer ont également était condamnés pour la même raison dans la même décision.