C’est l’un des nouveaux bijoux de l’armée russe selon les médias d’État. Moscou commence à accueillir sur le front en Ukraine le système de lance-roquettes multiples MLRS Sarma. Attendu depuis 2024 et la commande de 12 exemplaires, le Sarma serait désormais en service, selon plusieurs journaux de propagande.

Le système avait été présenté au président Vladimir Poutine lors de sa visite, en septembre 2025, dans les usines du fabricant Motovilikha. Dans la foulée, des documents confidentiels avaient révélé la commande de 2 unités supplémentaires, en plus des 12 déjà en production.

Un bijou à 1,7 million d’euros

Mais pourquoi le Sarma est-il si important aux yeux des Russes ? Avec sa portée revendiquée à 120 km, il est toujours présenté, côté Moscou, comme plus performant que son concurrent américain HIMARS, avec un calibre plus puissant.

Équipé de six tubes de lancement pour des roquettes guidées de 300 mm – contre des munitions de 227 mm seulement côté États-Unis – le lanceur peut délivrer une salve complète en moins de 19 secondes.

De quoi remplir parfaitement ses missions de « shoot-and-scoot » (« tirer et se replier » en français), c’est-à-dire la capacité à larguer rapidement sa charge avant une extraction immédiate de son poste afin d’échapper aux tirs de contrebatterie.

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Le Sarma est monté sur un châssis de camion KamAZ, offrant une grande mobilité sur le front. Le groupe motopropulseur, cité pour cette classe de véhicule, est un V8 diesel d’environ 360 chevaux, offrant une autonomie sur route approchant les 1 000 km.

Mais ce nouveau venu, estimé à 155 millions de roubles l’unité soit près de 1,7 million d’euros, ne serait pas si récent que ça. Selon le média spécialisé Defence Express, le Sarma serait une simple évolution du 9A52-4 Kama, déjà en service en 2007. Il y a 19 ans…