REPORTAGE – Le président d’Horizons, à la tête de la cité normande depuis seize ans, a lancé sa campagne municipale mercredi soir. Il remet sa mairie en jeu face à des communistes et des lepénistes qui ambitionnent de freiner sa course vers 2027.
Avec plusieurs «camarades», Jean-Paul Lecoq s’est posté devant le centre commercial Coty, écharpe bariolée au cou et tracts en main. Il en glisse un à un petit garçon, avec une consigne : «Transmets à la famille.» Dans la cité portuaire du Havre (Seine-Maritime), le député communiste de 67 ans bat le rappel des électeurs, ce mercredi 28 janvier, à quelques heures du lancement de la campagne d’Édouard Philippe.
Il veut chasser le maire sortant, candidat d’Horizons à la présidentielle, du monumental hôtel de ville qu’il occupe depuis seize ans, à 300 mètres de là. Aux municipales des 15 et 22 mars, «si je rends service aux Havrais, et si ça rend service aux Français, pourquoi pas !», s’amuse le numéro un de la large alliance de gauche, sans La France insoumise (LFI).
Dans cette ville à la tradition ouvrière et au passé communiste, Jean-Paul Lecoq sait que la campagne a pris une tournure nationale, depuis qu’Édouard Philippe a présenté sa reconduction comme un préalable à sa course…
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