l’essentiel
Après un premier match à Montauban, le demi d’ouverture Valentin Delpy est de retour de prêt de Colomiers où il brille depuis le début de la saison. Il sera titulaire avec le Stade Toulousain, samedi soir 31 janvier, face à Bayonne.

Valentin Delpy a quelque peu changé ses habitudes cette semaine. Le demi d’ouverture a quelques kilomètres de moins à parcourir pour se rendre à l’entraînement. Non pas que la distance qui le sépare de son domicile au stade Michel Bendichou fût qualifiable de longue mais il se trouve que de son lieu de résidence au stade Ernest-Wallon, la distance est encore plus courte. Le joueur est désormais habitué des allers-retours entre le club où il est prêté et le Stade, lors des périodes de doublons. Et cela lui réussit pleinement.

> Sa saison à Colomiers
Sous le maillot de la Colombe, c’est le plein épanouissement. Le club du président Alain Carré est content de ses prestations et lui, engrange beaucoup de temps de jeu au sein d’une équipe qui pratique un jeu emballant et qui est très bien positionné dans le haut du tableau de Pro D 2 : « Je pense que collectivement, on est plutôt en place. On remplit plutôt les objectifs qu’on s’est fixés. Personnellement, je me sens bien dans ce collectif. Après, il y a eu quelques matchs où je suis un peu passé au travers. Donc, il faut que je retrouve un petit peu plus de régularité. Et après, normalement, ça devrait rouler. »
Et du coup, c’est tout bon pour la confiance confie-t-il : « Les bons résultats, au fil des week-ends, me donnent confiance ainsi qu’à tous les mecs de l’équipe. Franchement, c’est un plaisir de jouer avec eux aussi. »

À lire aussi :
Face à Bayonne, le Stade Toulousain pourra compter sur Cramont, Barassi et Kinghorn, mais que d’absents !

> Le prêt, c’est donc tout bénéfice
Perpignan l’an dernier, Colomiers cette année. Valentin Delpy enchaîne les matchs. En termes d’expérience, c’est important : « Il y a des matchs où c’est un peu serré, il y a des scénarios un peu différents, à l’image du match contre Oyonnax (NDLR : mené au score, Colomiers a tout renversé en fin de match). On a tous les types de scénario, donc cela apporte de l’expérience. » Dès lors, le prêt, c’est tout « bénef »? « Oui, parce que je joue beaucoup et j’enchaîne les matchs. J’ai pas mal de minutes l’année dernière avec Perpignan, j’ai pas mal de minutes cette année avec Colomiers et un match avec le Stade. Donc, c’est assez cool. »

À lire aussi :
Antoine Dupont : « Très compliqué et très douloureux… » Le joueur star se livre sur des moments très difficiles pendant sa grave blessure

> Comment gérer le passage d’un club à l’autre ?
Passer d’un club à l’autre peut être difficile en termes de repères. Mais Valentin Delpy arrive à retrouver le fil assez vite : « Les deux ADN entre les deux clubs, Colomiers et le Stade, se ressemblent. Après, le rythme est différent, les annonces sont différentes, donc les repères, c’est plutôt sur le langage, la communication et la connexion avec les mecs. Mais ça revient assez vite quand même au fil de la semaine. Et puis, les mecs autour font vraiment les efforts pour que je me sente bien collectivement avec eux, et que sur les annonces, ce soit clair. Le staff aussi fait les efforts pour que j’intègre les annonces assez vite. »
Néanmoins, le demi d’ouverture convient qu’une petite révision des annonces s’impose avant le changement de maillot : « Oui, c’est assez bête mais rien que les noms de lancement, c’est un peu différent. Donc, il faut que je les réapprenne, et puis surtout que ça change en fonction des semaines sur lesquelles je reviens. Après, il y a aussi les codes pour les petits skills de passe qu’on a entre nous. Il faut aussi les remettre parce que des fois, il arrive que je parle en langage columérin (sourire). »

> Comment il aborde les doublons ?
Lors des matchs de doublons, il n’a pas les internationaux à côté de lui pour apporter leur expérience et leur science du jeu. Est-ce un handicap pour lui ? L’intéressé répond non : « Il y a pas mal de mecs qui restent au club et qui ont une grosse expérience. Cela reste quand même des cadres de l’effectif. Donc, ils encadrent bien les nouveaux arrivants. » D’ailleurs, contre Montauban, à Sapiac, pour son seul match sous le maillot toulousain, cela s’était plutôt bien passé : « Oui, pour moi, c’était un match où je ressentais de l’excitation de pouvoir rejouer avec ce maillot du Stade. Le résultat pour nous était important et on a fait une bonne prestation. Il va falloir réitérer ça ce week-end contre Bayonne. »

> Ses contacts avec Toulouse
Quand il évolue sous le maillot de Colomiers, il ne manque pas un match du Stade. Il regarde beaucoup le Top 14 et la Pro D 2 où des copains à lui sont en prêt dans d’autres clubs. Et inversement, le staff toulousain regarde ses matchs et reste en contact : « On débriefe souvent. Et quand on arrive proche des périodes de doublons, le staff nous donne un regard sur l’organisation pour savoir quand est-ce qu’on va revenir. À ce système de prêt, les staffs et les deux clubs ne sont pas surpris, ils peuvent s’organiser à l’avance. Donc ça, c’est assez bien. »

À lire aussi :
Stade Toulousain : élisez votre XV de légende de ces trente dernières années avec La Dépêche du Midi !

> Son pourcentage de buteur

Valentin Delpy est également buteur. En termes de réussite, il avoue une petite baisse dans ce secteur ces derniers temps. Mais il entend vite rectifier le tir : « Je dois être entre 75 et 80 %, je dirais. C’est moins bon que ce à quoi j’aspire et que ce que je pense être capable de faire. Voilà, ce sont des périodes comme ça. Il faut l’accepter mais il faut continuer de travailler. »