“Dans son histoire récente, notre pays n’a pas connu un projet d’une telle envergure et d’une telle importance”, se félicitait fin décembre Nikolaï Patrouchev, président du Collège maritime de Russie, dans le quotidien institutionnel Rossiïskaïa Gazeta. “Je suis convaincu, poursuit-il, que sa mise en œuvre garantira une gestion stratégique efficace du développement socio-économique de la zone arctique russe, afin de préserver les intérêts nationaux et d’atteindre les objectifs fixés par le président russe.”
Dans la presse russe homologuée, le développement de l’Arctique est devenu, au cours des dernières années, un sujet de première importance. La maîtrise de cette région inhospitalière inspire un traitement qui évoque les grands projets menés à l’époque soviétique, comme la campagne dite “des Terres vierges” au Kazakhstan, sous Nikita Khrouchtchev. Cet automne, le journal Izvestia en rapportait l’une des principales orientations : “une modernisation à grande échelle des infrastructures portuaires” sur la façade maritime septentrionale du pays. Ce projet concerne dix ports, de Mourmansk, la ville la plus peuplée du monde située au-delà du cercle polaire Arctique, proche de la Norvège, à l’île Sakhaline, située au nord du Japon.
Exportations vers l’Asie
“En août 2025, le Conseil