Il faudra encore attendre. Alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky évoquait cette semaine une possible adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne en 2027, le chancelier allemand Friedrich Merz s’y est clairement opposé ce mercredi 28 janvier. « Une adhésion le 1er janvier 2027, c’est hors de question. Ce n’est pas possible », a-t-il déclaré, rapporte l’agence de presse DPA.
Le chancelier allemand n’exclut pas que l’Ukraine rejoigne les 27 États membres de l’Union européenne, mais cela prendra du temps. Le processus peut prendre plusieurs années, tout pays voulant être membre de l’UE devant satisfaire aux critères de Copenhague, a-t-il rappelé.
Candidature déposée au début de la guerre
« Nous pouvons progressivement rapprocher l’Ukraine de l’Union européenne (…) C’est toujours possible, mais une adhésion aussi rapide n’est tout simplement pas réalisable », a résumé Friedrich Merz.
Ancienne république soviétique, l’Ukraine s’est progressivement rapproché de l’UE après la chute de l’URSS. L’invasion du pays, déclenchée par l’armée de Vladimir Poutine en février 2022, a accéléré les choses concernant une éventuelle adhésion de Kiev à l’Union.
Quelques jours après le début de la guerre, la candidature à l’adhésion à l’Union est déposée, avant qu’elle ne soit étudiée par les autorités bruxelloises dans les mois qui suivent. En 2024, les négociations officielles débutent.
La Hongrie bloque
Le plan de paix américain pour l’Ukraine discuté depuis plusieurs semaines entre Kiev et Washington envisageait une adhésion dès 2027. Mais un tel projet semble peu probable du fait de la possible opposition, entre autres, d’États membres de l’UE aux relations tendues avec l’Ukraine, comme la Hongrie.
Signe que l’unanimité est encore loin d’être acquise, le gouvernement hongrois a lancé cette semaine une pétition pour s’opposer à la poursuite de l’aide européenne à l’Ukraine.
En outre, l’éradication de la corruption est l’une des principales conditions d’adhésion du pays à l’Union européenne. Mais plusieurs scandales ont éclaté ces derniers mois.
Ce mardi pourtant, Volodymyr avait évoqué sur X l’échéance de 2027, estimant que « l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne est l’une des principales garanties de sécurité, non seulement pour nous, mais aussi pour toute l’Europe ». « Nous comptons sur le soutien de nos partenaires pour défendre notre position », avait-il ajouté.