Par
Laurène Fertin
Publié le
29 janv. 2026 à 11h20
Le nouveau préfet de Bretagne, préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest, préfet d’Ille-et-Vilaine, Franck Robine, a décidé de s’attaquer au narcotrafic à Rennes. Si les contrôles de commerces se multiplient dans la capitale bretonne, notamment sous l’égide du GIR (Groupement interministériel de recherche), les logements ne sont pas en reste pour ceux qui « trempent » dans le trafic de drogues.
Neuf procédures d’expulsion en cours
Le préfet de Bretagne peut en effet demander aux bailleurs qu’ils soient sociaux, ou privés, de résilier les baux des locataires de logements qu’ils occupent, alors que leur activité est celle du narcotrafic.
« La loi du 13 juin 2025 [visant à sortir la France du piège du narcotrafic, N.D.L.R] permet en effet, au préfet, de demander au bailleur leur expulsion. Si le bailleur s’y oppose, le préfet peut demander à la Justice de s’y substituer et donc, d’intervenir », développe Franck Robine.
Précisément, la loi dispose que [le préfet de police] peut, « lorsqu’il constate que les agissements en lien avec des activités de trafic de stupéfiants de l’occupant habituel d’un logement troublent l’ordre public de manière grave ou répétée […], enjoindre au bailleur de saisir le juge aux fins de résiliation du bail […].»
Présentement, neuf procédures d’expulsion sont en cours. « Elles ont été ouvertes à mon arrivée en décembre », précise Franck Robine.
Quels sont les profils concernés ?
« J’ai en exemple un jeune homme, qui vit chez sa mère, qui a été condamné à plusieurs reprises pour narcotrafic et qui cause de nombreux désagréments dans l’immeuble », illustre le préfet. « J’ai volontairement ciblé des [narcotrafiquants] récidivistes afin d’avoir des dossiers solides devant la Justice. »
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