En France, on est passé d’environ 40.000 cas par an de cancers de l’estomac dans les années 1960 à près de 6500 cas aujourd’hui.
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Longtemps soupçonnés d’augmenter le risque de cancer de l’estomac, les inhibiteurs de la pompe à protons se révèlent finalement rassurants, selon une vaste étude nordique.

Ils font partie des médicaments parmi les plus prescrits en France : les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), pilier du traitement du reflux gastro-œsophagien (RGO), étaient soupçonnés par plusieurs études épidémiologiques de multiplier par 1,7 à 2 le risque de développer un cancer de l’estomac. Une nouvelle étude, publiée dans The British Medical Journal (BMJ), et qualifiée de particulièrement robuste par la communauté scientifique, vient de lever ce doute. Elle s’appuie sur les registres nationaux scandinaves, reconnus pour leur exhaustivité et leur fiabilité.

Ces dernières années déjà, la solidité de travaux pointant le risque de développer un cancer gastrique restait contestée, en raison de nombreux biais méthodologiques qui brouillaient les pistes. « L’un des biais les plus importants concerne le délai entre la prise d’IPP et le diagnostic du cancer », explique le Pr Jean-Luc Raoul, oncologue digestif à l’Institut de cancérologie de l’Ouest, à Saint-Herblain (Loire-Atlantique)

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Le Figaro

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