Une adolescente de 15 ans a été violemment agressée par six
personnes, ce lundi 26 janvier, dans un parc de Saint-Étienne
(Loire). La victime, originaire du Pilat, avait envoyé une vidéo
intime à l’un de ses agresseurs avec qui elle avait rendez-vous.
Elle a été rouée de coups et dépouillée. Les six suspects ont été
interpellés et placés sous contrôle judiciaire.

Ce jour-là, l’adolescente pensait retrouver un jeune homme dans
un parc près de la cité du Design. Mais celui-ci n’était pas seul.
La victime s’est retrouvée face à trois garçons et trois filles,
rapporte Le Progrès. Elle a
immédiatement été projetée au sol et frappée d’un coup de pied dans
le dos. Les coups de poing et de pied se sont ensuite enchaînés,
visant principalement la tête et le visage. La victime a été
traînée au sol. Son téléphone et son portefeuille lui ont été
volés.

Ses vêtements étaient ensanglantés

La jeune fille a été retrouvée par les policiers de la brigade
anticriminalité (BAC) dans le secteur de Carnot. Elle présentait de
nombreuses plaies au visage et ses vêtements étaient ensanglantés.
En état de choc, elle souffrait de douleurs sur tout le corps. Une
incapacité totale de travail de moins de huit jours lui a été
prescrite, précisent nos confères.

L’enquête a été confiée à la brigade des atteintes aux personnes
du service interdépartemental de la police judiciaire (SIPJ). Six
mineurs ont rapidement été interpellés et placés en garde à vue à
l’Hôtel de police de Saint-Étienne. Parmi eux, deux étaient déjà
connus des services de police.

Les trois garçons, âgés de 15, 16 et 17 ans, ainsi que les trois
filles, âgées de 13 et 14 ans, sont scolarisés dans des
établissements de Saint-Étienne et Rive-de-Gier. Tous ont été remis
en liberté sous contrôle judiciaire. Quatre d’entre eux ont été
confiés aux personnels des foyers où ils vivaient avant les faits,
les deux autres ont été rendus à leurs parents. Seuls deux des
protagonistes sont convoqués devant le juge des enfants dans les
prochaines semaines.

« Je reste atterré par le recours à la violence des plus
jeunes même si, ici, il semble que l’on se retrouve dans un milieu
qui apparaît carencé au niveau éducatif », a réagi Yves Cellier,
directeur interdépartemental de la police nationale dans la Loire,
au Progrès.