Avec déjà quasiment les deux patins en play-offs, les Bordelais semblent avoir trouvé la recette pour composer ces quatre blocs. « Dernièrement, on a changé un petit peu certains trios parce qu’on trouvait qu’on n’était pas assez efficace à 5 contre 5 », tempère le coach girondin, Olivier Dimet.

Ça tombe bien pour le technicien de 54 ans, il reste deux matches à ses hommes avant un break olympien de presque deux semaines. Le temps, peut-être, d’apporter des changements importants ? « Non, répond celui qui est arrivé sur les bords de Garonne en 2019. Il y a des coachs qui aiment changer souvent. Je préfère garder de la stabilité quand c’est possible, parce que cette complémentarité vient aussi avec les habitudes. »

« Une chimie essentielle »

« On compose l’équipe en fonction du profil des joueurs, ajoute Dimet. Il y a des trios d’attaquants qui sont là pour être tueurs devant la cage. D’autres qui s’occupent des tâches défensives. » Les lignes de cinq joueurs ne sont pas figées donc. Mais quatre trios d’attaquants et trois duos de défenseurs. « Chacun est capable de jouer avec tout le monde. Mais sur la glace, forcément, il existe des affinités. Même s’il y a une structure commune, ils aiment sentir comment l’autre va se déplacer. Cette chimie-là est essentielle », complète l’ancien coach de l’Hormadi.

Une fois la composition des lignes trouvée, un ballet incessant se met en place pendant le match. Chaque joueur est amené à changer après avoir produit entre trente et quarante-cinq secondes d’effort sur le glaçon. « Le hockey est de plus en plus intense. C’est pour ça qu’on appelle des changements courts », appuie le technicien.

« Chacun est capable de jouer avec tout le monde mais sur la glace, forcément, il existe des affinités »

Le tout orchestré par Olivier Dimet et Rémi Péronnard, son assistant coach. « Lui s’occupe de coacher la défense, et moi je me charge de l’attaque, explique l’entraîneur. Notre rôle, c’est d’arriver à matcher avec l’adversaire. Suivant les situations, le temps qu’il reste à jouer et la physionomie du match, on décide de mettre telle ou telle ligne. »

« Une possession primordiale »

L’exemple des mises en jeu illustre cette gestion. « La possession du palet est devenue primordiale dans ce sport, développe Olivier Dimet. Les face-offs sont importants. Donc quand un centre n’arrive pas à les gagner, on ajuste pendant le match. »

Pas question en revanche de tout changer pour s’adapter à l’adversaire. Les Boxers, bien installés à la quatrième place de la Ligue, sont sûrs de leur force et croient en leur principe de jeu. « On veut être le plus performant et le plus compétitif possible avec notre façon de jouer », prolonge le coach girondin. Contre Amiens, qui reste sur cinq défaites, il faudra encore le prouver.

Le match