ANALYSE – Après l’Espagne et l’Italie, Paris a levé son blocage à l’inscription des Pasdarans sur la liste européenne des mouvements terroristes.
Le dernier verrou a sauté. En se ralliant à la position de ses partenaires, la France, qui était le dernier pays à s’y opposer, a donné le feu vert pour l’inscription des gardiens de la révolution islamique iranienne sur la liste européenne des organisations terroristes. « L’insoutenable répression de la révolte pacifique du peuple iranien ne peut rester sans réponse », a justifié le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot pour expliquer ce changement de cap, quelques heures avant le Conseil européen qui doit examiner la question iranienne à Bruxelles. La chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a confirmé la décision, qui placera les Pasdarans sur le même pied qu’al-Qaida, Daech ou le Hamas. « Si vous agissez comme des terroristes, vous devez être traités comme des terroristes. »
« Mieux vaut tard que jamais », commente un diplomate. À Paris, le sujet était sur la table depuis plusieurs années. Les États-Unis, le Canada, l’Arabie saoudite, l’Australie avaient…
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