Adepte du turnover depuis le début de saison, le staff du Biarritz Olympique a décidé de maintenir onze titulaires de Dax pour la réception de Grenoble, ce vendredi soir, en clôture de la 19e journée de Pro D2. Une première, qui indique un nouvel équilibre, à l’orée d’un crucial mois de février.
« Une équipe qui gagne peut évoluer », écrivait-on la semaine dernière. Chapitre suivant : une équipe « inconstante » peut être reconduite. Après la défaite à Dax la semaine passée, le staff du Biarritz Olympique a décidé de maintenir onze titulaires des Landes pour la réception de Grenoble ce vendredi soir (21 h). Seuls Heath Backhouse, Johnny Dyer, Dorian Laborde (qui était entré dès la 7ᵉ minute de jeu au stade Maurice-Boyau) et Arthur Bonneval sont intégrés, en lieu et place d’Aitor Hourcade, Piula Fa’asalele (sur le banc), Baptiste Fariscot et Sam Spring. Une première cette saison après une défaite.
S’il n’y avait eu que trois changements après la victoire bonifiée contre Agen début novembre (33 – 16, 10ᵉ journée), la recette n’avait pas porté ses fruits face à Dax, en suivant (18 – 33). À l’époque, c’était déjà une fin de bloc, mais les Biarrots espéraient le conclure sur un sans-faute. Cette fois, les résultats qui précèdent ne sont pas favorables (deux défaites pour une victoire depuis la reprise, six défaites sur les huit derniers matchs), et les Rouge et Blanc ont déjà un œil sur le suivant, qui s’annonce redoutable (déplacements à Valence-Romans et Mont-de-Marsan, réception de Vannes et de Provence). Dax et Grenoble avaient donc été cochés. « On savait que les deux matchs étaient très importants pour nous, que ce soit à Dax et ce week-end-là », confirme Sébastien Bada, entraineur en charge des trois-quarts. « Donc, on voulait essayer d’avoir le plus d’automatismes possibles et de faire jouer les joueurs en forme. »
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À tel point que, si des défaillances individuelles ont bien été pointées par le staff sur la pelouse dacquoise, elles ne priment pas sur ses plans préétablis. « S’il y a eu quelques mauvaises perfs la semaine dernière, nous, on juge que ce sont des garçons qui ont prouvé avant qu’ils étaient capables de. On ne veut pas sanctionner sur une seule perf’. Donc on renouvelle la confiance, on espère, et on sait, que ce sont des garçons qui sauront réagir. »
« On commence à avoir quelques certitudes »
Pourquoi ne pas avoir appliqué cette logique plus tôt ? Depuis le début de sa prise de fonction, Boris Bouhraoua et ses adjoints martèlent leur volonté de construire sur le temps long. La première moitié de saison a été l’occasion de passer en revue une large partie de leur effectif. « En début de saison, vous avez toujours plus de rotation qu’en milieu de saison », souligne Sébastien Buada. « Là, on commence à avoir quelques certitudes avec certains joueurs. Tout le monde a eu, à peu près, sa chance. Donc, quand il y a des matchs clés comme à Dax et maintenant la réception de Grenoble, on s’appuie sur des certitudes. »
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Une volonté permise aussi par le calendrier de ce mois de janvier. « C’est un bloc court, de seulement quatre matchs, donc on n’avait pas forcément besoin de plus de rotations », ajoute Sébastien Buada. Ce qui n’était pas le cas jusque-là, d’autant que depuis le début de saison, le BO n’est pas épargné par les blessures. « C’est un peu les formes du moment » qui imposent les rotations, remarque le pilier droit Hugo Pirlet. Là, on tourne avec Quentin [Samaran] qui avait enchainé un peu. »
Après deux titularisations pour l’ancien Biterrois, l’international espagnol enchainera une deuxième titularisation consécutive pour la première fois de la saison ce vendredi soir. Pas négligeable. « Ce qui est bien, c’est le fait d’être avec Adrien [Sonzogni] et Zak’ [El Fakir], avec qui j’ai joué la semaine dernière. C’est plaisant de jouer d’une semaine à l’autre avec la même première ligne, pour garder les repères. » Une continuité qui paye au moins un peu en mêlée fermée, où le Biarritz Olympique n’est plus le cancre de Pro D2 depuis le début de cette année (troisième équipe la plus pénalisée dans le secteur).
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