Ce jeudi 29 janvier, Grégory Doucet et Bruno Bernard ont présenté les grandes lignes de leur projet urbain pour l’agglomération. Avec comme objectif affiché de continuer à transformer Lyon pour améliorer concrètement le quotidien des habitants.
Trois priorités ont été dévoilées par le maire et le président de la Métropole : redonner du sens aux grands lieux urbains, réduire les inégalités territoriales et renforcer la qualité de vie dans les quartiers.
Parmi les projets structurants, la reconquête de la rive droite du Rhône occupe une place centrale. Longtemps dédiée au trafic automobile, elle doit devenir, selon la majorité sortante, un vaste espace public piéton et végétalisé. Les travaux de la première tranche du projet Rive Droite sont annoncés pour l’automne 2026, avec une livraison progressive jusqu’en 2030. Le budget estimé pour ce chantier atteint 64 millions d’euros sur le prochain mandat.
Autre dossier majeur : la poursuite du projet Presqu’île à vivre, avec l’extension des aménagements piétons, la valorisation des façades commerciales et l’amélioration des cheminements. Le centre d’échanges de Perrache, considéré comme une « fracture urbaine », doit également poursuivre sa transformation avec une réhabilitation mêlant commerces, services et espaces publics.
Autoroute M6-M7, bientôt un boulevard urbain ?
La transformation progressive de l’ancienne autoroute A6-A7 en boulevard urbain M6-M7 figure aussi parmi les engagements réaffirmés. De quoi répondre au projet de mégatunnel du duo Aulas-Sarselli. Les écologistes prônent une approche par étapes : abaissement des vitesses, développement des voies réservées aux transports collectifs et réflexion avec l’État sur le contournement du trafic de transit, notamment via l’A46 et l’A432, afin de réduire la pression automobile au cœur de la métropole.
Face au changement climatique, le duo met également en avant un plan de « rues fraîches », fondé sur la végétalisation massive et la désimperméabilisation de l’espace public. La Métropole revendique près de 250 000 arbres et arbustes plantés ou financés depuis 2020, et annonce la poursuite de cet effort lors du prochain mandat. S’y ajoutent la création de six nouveaux parcs urbains et de deux sites de baignade naturelle dans le Rhône et la Saône.

Pas de grande annonce inédite mais le cap clair pour les électeurs : Bruno Bernard et Grégory Doucet comptent bien s’entêter dans le projet débuté en 2020 et qui les menace demain d’une double défaite.