Grégory Doucet et Bruno Bernard n’étaient pas encore apparus côte à côte depuis le début de la campagne. Et forcément, cela alimentait les rumeurs de mésentente, voire de rupture entre eux après la mise à l’écart du maire de Lyon des têtes de liste écologistes pour les élections métropolitaines. Mais les deux hommes ont remis les pendules à l’heure, ce jeudi 29 janvier, à l’occasion d’une conférence de presse commune dédiée à « l’amélioration du quotidien » des Lyonnais.

« Les relations entre la Ville et la Métropole sont excellentes depuis 2020. Nous sommes en parfaite cohérence sur les politiques que nous voulons porter pour le territoire, a assuré le président de la Métropole Bruno Bernard, avant de renvoyer le sujet de la discorde sur le duo qui les devance dans les sondages, Jean-Michel Aulas et son alliée LR Véronique Sarselli. « Contrairement à nous, ils ne sont d’accord sur pas grand-chose. Il y en a un qui promet des gratuités infinançables alors que l’autre est contre. C’est inquiétant. »

Passée la mise au point, le duo écologiste, épaulé par la députée PS Sandrine Runel et la maire du 7 e arrondissement Fanny Dubot, a listé une longue série d’aménagements qu’ils entendent mener s’ils restent aux manettes six années de plus. Beaucoup étaient déjà connus, comme le projet de la Rive droite du Rhône , la réhabilitation du centre d’échanges de Perrache, la création d’une passerelle entre Gerland et La Mulatière ou encore l’idée de piscine dans la darse de Confluence. Mais il y a tout de même eu des annonces nouvelles en matière d’urbanisme…

420 M€ pour les quartiers populaires

Après six années à être régulièrement taxé par ses opposants de n’agir que pour l’hypercentre, Grégory Doucet a notamment annoncé vouloir faire de « la justice territoriale » la priorité du son prochain mandat. Cela s’articulera autour d’un grand plan en faveur des quartiers populaires de Lyon : la Duchère, Mermoz-Sud, États-Unis, Langlet-Santy, Guillotière, la Cité-jardin de Gerland.

420 millions d’euros d’investissements (en s’appuyant sur l’Agence nationale pour la rénovation urbaine ; Anru) sont promis pour réhabiliter et construire des milliers de logements, mais aussi pour verdir ces quartiers. Le projet de parc de 4 hectares aux États-Unis, qui est envisagé depuis 2024 , devrait ainsi être concrétisé. Susceptible d’être baptisé Central Parc (le vrai de New-York fait 314 hectares !), il va s’ajouter aux cinq autres parcs déjà dans les tuyaux pour le prochain mandat : parcs des Balançoires , de la Confluence, de la Cité-Jardin, des Balmes et Rive droite.

Embellissement des places

Un grand plan d’embellissement des places lyonnaises est également sur les rails. « Dans chaque arrondissement, une ou plusieurs places vont être réaménagées, avec de l’ombrage, des tables de pique-nique, des jeux pour enfants, afin qu’elles deviennent des lieux où l’on aime se retrouver, a présenté Fanny Dubot. On peut citer les places Croix Paquet, Carnot, Jean-Jaurès… »

Enfin, sans surprise, le duo écologiste prévoit de poursuivre la « végétalisation massive » de la ville afin de lutter contre le réchauffement climatique : « L’ambition est que chaque rue puisse avoir à terme de l’ombre apportée par des arbres et de la végétalisation basse pour rafraîchir avec l’évapotranspiration. »