CRITIQUE GASTRONOMIQUE – En lieu et place de son Germain de Saint-Germain-des-Prés, le groupe Beaumarly a installé cette brasserie bourgeoise à l’assiette transalpine.

S’il n’était un certain principe d’actualité qui impose d’en passer par la nouveauté, très peu probable qu’on se soit précipité à ce portillon germanopratin tant, depuis deux petits mois, dans le quartier, les faiseurs de jolie table brillent surtout par un formidable panurgisme transalpin. « Encore des nouilles », écrivait Desproges, toujours des pâtes lui répond l’écho contemporain.

C’était, début décembre, le Gloria du groupe Big Mamma. C’était, trois semaines plus tard, l’arrivée tonitruante de l’institution milano-new-yorkaise Sant Ambroeus. C’est, aujourd’hui, du côté de chez Costes, ce Cassaro’s en lieu et place de ce qui fut le Germain, un temps couru par les années 2010. Les trois en un mouchoir de poche, les trois pleins de leur décor. Leur clientèle pareillement clonée, leurs assiettes tout comme. En 68, Saint-Germain prônait l’imagination au pouvoir. À table, cinquante ans plus loin, c’est encore raté.

Moquette et boiseries habillent la salle du restaurant Cassaro’s.
Jean Picon

Voir, revoir

Le petit dernier s’appelle donc Cassaro’s. On l’aurait baptisé Columbo…

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Le Figaro

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