Les faits –
La « stratégie sur la gestion de l’asile et de la migration », dévoilée par le commissaire européen aux Affaires intérieures, l’Autrichien Magnus Brunner, ne contient pas de nouveautés spectaculaires. Mais, parallèlement, les institutions européennes n’hésitent pas à muscler l’arsenal législatif, y compris sur la base de compromis entre la droite et l’extrême droite.
La politique migratoire est un chantier perpétuellement recommencé à Bruxelles. Les institutions négocient de nouvelles mesures lorsque les flux migratoires sont à la hausse mais aussi lorsqu’ils diminuent, comme c’est le cas ces toutes dernières années. Frontex, l’agence de protection des frontières européennes, a noté une baisse des entrées illégales de 26 % l’an dernier, après un repli de 38 % en 2024. Le dossier demeure toutefois sur le haut de la pile des priorités politiques de nombreux pays. C’est dans ce contexte que la Commission européenne a présenté, jeudi, une feuille de route pour les cinq prochaines années, comme le requiert le pacte pour l’asile et la migration adopté en 2024 après de laborieuses négociations.