Derrière Toulouse (11 joueurs) et l’Union Bordeaux-Bègles (5), la Section Paloise et Toulon, avec quatre éléments chacun, sont les troisièmes pourvoyeurs du XV de France dans la liste des 28 joueurs protégés ce week-end. Certains Béarnais et Varois devraient d’ailleurs se tirer la bourre pour int…

Derrière Toulouse (11 joueurs) et l’Union Bordeaux-Bègles (5), la Section Paloise et Toulon, avec quatre éléments chacun, sont les troisièmes pourvoyeurs du XV de France dans la liste des 28 joueurs protégés ce week-end. Certains Béarnais et Varois devraient d’ailleurs se tirer la bourre pour intégrer la feuille de match face à l’Irlande jeudi prochain, lors du match d’ouverture du Tournoi des 6 Nations.

En 2e ligne, Auradou est en concurrence avec Ollivon, à la mêlée, Daubagna et Serin se disputent le strapontin de remplaçant derrière Dupont, quand sur l’aile, Attissogbe devra garder la main devant Gaël Dréan. Dimanche, ils seront certainement tous ensemble à Marcoussis – en compagnie de Brau-Boirie et Gros – pour voir leurs deux clubs s’affronter en clôture de la 16e journée de Top 14. Mais qui de Pau ou du RCT sera le plus handicapé par ces absences ?

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Les doublures devront encore gérer

À la Section Paloise, le roulement a ses vertus. Et le groupe vert et blanc a indéniablement gagné en profondeur. Cet automne déjà, les Béarnais avaient été très représentés dans le groupe tricolore, avec 6 puis 7 joueurs dans les 42. Les résultats ne s’en étaient pas fait ressentir. Au contraire, Pau avait fait carton plein en novembre, s’imposant notamment à Bordeaux sur le vrai doublon (33-34). Comme il y a trois mois, les doublures paloises devront assurer.

Notamment Thomas Jolmes et Nathan Decron. Car Hugo Auradou, en progression constante et exponentielle, ne cesse de s’imposer comme l’un des tout meilleurs joueurs de touche du Top 14, quand Fabien Brau-Boirie, perforateur hors pair très utilisé par le staff palois (13 matchs sur 15, 1040 minutes de jeu), met au supplice toutes les défenses de l’élite. Avec Grégoire Arfeuil et Aaron Grandidier-Nkanang, revenus de Marcoussis cette semaine, ainsi que Jack Maddocks, rétabli, le triangle arrière ne devrait pas trop souffrir de l’absence de Théo Attissogbe, blessé de fin septembre à début janvier.

Enfin, Thomas Souverbie a prouvé à Toulouse qu’il avait désormais les épaules pour tenir la barraque. En compagnie de Dan Robson, il y a de quoi faire derrière Thibault Daubagna. Mais il faudra assurer, car 8 des 10 succès béarnais ont été obtenus avec l’homme aux 311 matchs en Vert et Blanc aux commandes…

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Serin et Ollivon, leaders très impactants

À Toulon aussi, la paire Ben White – Clovis Le Bail a aussi des arguments pour remplacer favorablement Baptiste Serin. Mais là aussi, les statistiques disent autre chose. Sur ses neuf victoires en championnat, le RCT en a conquis huit avec le Landais comme titulaire. Qui a une véritable emprise sur l’équipe rouge et noire. Idem pour Charles Ollivon. Revenu au jeu contre… Pau en octobre, il a immédiatement repris le costume de patron dans le Var. La preuve, sur ses trois derniers matchs en club, il a occupé autant de postes, 4, 7 puis 8.

Derrière, Gaël Dréan est un incroyable finisseur (8 essais en 10 matchs) et un facteur X, comme il l’a prouvé le week-end dernier en relançant la bande à Mignoni, chahutée par Montpellier, d’une course échevelée dont il a le secret. Avec Villière, Tuicuvu ou Ferté au poste, Toulon n’est pas dépoilé. Mais devra s’adapter. Finalement, l’absence la moins préjudiciable sera certainement celle de Jean-Baptiste Gros. Blessé en novembre avec l’équipe de France, le pilier gauche est revenu doucement en janvier. Ce qui n’a pas empêché les Toulonnais de rouler sur tout le monde en mêlée.

À première vue, les visiteurs rouges et noirs paraissent un peu plus affaiblis que leurs hôtes verts et blancs ce week-end. D’autant qu’ils peinent à l’extérieur, avec une seule victoire et un bonus défensif obtenus en début de saison, puis plus rien. Mais quoi qu’en disent les apparences ou les statistiques, dimanche, Palois et Varois se livreront un duel à handicaps.