Il a terminé la saison 2025 avec cinq places dans un Top 10 mais Noa Isidore aurait aimé un autre bilan. “C’était une année d’apprentissage, ma première en WorldTour. Je suis passé d’une saison où je pouvais jouer ma carte quasiment sur toutes les courses pour avoir des résultats à une saison où je n’ai pas eu trop d’occasions, avec un rôle d’équipier. Mentalement, ce n’est pas pareil. Ça a été compliqué à certains moments même si j’ai vécu de belles choses quand mes coéquipiers ont gagné”, confie-t-il à DirectVelo.

Bien que “compétiteur”, l’ancien Champion de France Espoirs, qui sortait de deux saisons au niveau Continental, comprend totalement la situation. “Il faut faire sa place, c’est normal d’en passer par là”. En seconde partie de saison, il s’est senti en forme. “Avec plus de confiance, je pense que j’aurais pu gagner sur la dernière étape du Tour du Limousin. J’avais largement les jambes mais je n’ai pas osé. Si j’avais eu plus d’occasions avant, je ne me serais peut-être pas dit que ça serait ma seule chance et que je ne devais pas me foirer. Et là je me suis foiré (sourire). J’espère à l’avenir avoir un peu plus ma carte”.

« J’AI ENVIE DE PROUVER DES CHOSES »

Avant de lancer sa saison ce dimanche au Grand Prix de Marseille-La Marseillaise et d’enchaîner avec l’Etoile de Bessèges, Noa Isidore a passé un très bon hiver. Il travaille désormais avec Alexandre Abel, sur les conseils de Dorian Godon et Jordan Labrosse. “J’ai changé d’entraîneur, car celui que j’avais est devenu data analyst dans l’équipe. Alex a une très bonne réputation. Ça se passe super bien. Je sens que j’ai beaucoup progressé, il me met beaucoup en confiance. Tout l’hiver, j’étais motivé”. 

En janvier, il a préféré faire un second stage avec son équipe, à Benidorm (Espagne) plutôt que de disputer le Tour Down Under découvert l’an passé. “Quand j’avais marché avec Nantes en 2024, j’avais fait un gros stage avant la saison”. Il semble déjà tirer profit de ces différents changements. “J’étais bien sur les tests. J’espère le montrer en course. Je fais du vélo pour avoir des résultats et quand je n’en ai pas, ça me fait chier et même dans ma vie perso, du coup, ça ne va pas trop. Je suis très en confiance sur ma forme du moment, je suis bien mentalement. La saison dernière n’était pas pourrie mais je suis très revanchard. J’ai envie de prouver des choses ».