Publié29. janvier 2026, 15:57

Santé: Un vaccin personnalisé contre le cancer testé avec succès

Des chercheurs suisses ont développé une technologie thérapeutique inédite contre le cancer, qui recevra le Prix Pfizer de la recherche biomédicale 2026.

Leïla HusseinGetty Images

Alors que les traitements classiques, comme la chimiothérapie ou la radiothérapie, montrent des limites face à certains cancers avancés, l’immunothérapie et les vaccins thérapeutiques offrent de nouvelles perspectives pour les patients et patientes. Leur principe? Mobiliser les défenses naturelles de l’organisme pour cibler les cellules tumorales.

Une équipe des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et de l’Université de Genève (UNIGE) a relevé le défi avec succès en développant un vaccin thérapeutique personnalisé contre le cancer. Pour cela, elle recevra, ce jeudi, le Prix Pfizer de la recherche biomédicale 2026.

Thérapie peu invasive et bien tolérée

Leur technologie consiste à prélever une partie de la tumeur du patient, à inactiver ses cellules tout en conservant leurs caractéristiques, puis à réinjecter cet extrait pour «apprendre» au système immunitaire à reconnaître le cancer. En parallèle, un dispositif implanté sous la peau libère un facteur qui stimule et renforce la réponse immunitaire, même chez des patients affaiblis par des traitements précédents, comme la chimiothérapie.

Fruit de quinze années de recherche, le vaccin a été testé pour la première fois avec succès chez l’humain. Trente-quatre personnes atteintes de tumeurs solides avancées, résistantes à tout autre traitement, ont été traitées. Plus de la moitié ont montré des signes de bénéfice clinique, allant d’un contrôle de la maladie à une survie prolongée. Aucun effet secondaire notable n’a été observé. «Cette thérapie est peu invasive et très bien tolérée. C’est essentiel, sachant que les traitements standards peuvent être lourds», souligne le Dr Eugenio Fernandez, médecin adjoint au Service d’oncologie des Hôpitaux universitaires de Genève.

Une recherche prometteuse

Ces résultats ne constituent pas encore une preuve d’efficacité à grande échelle, mais ouvrent la voie à une nouvelle génération d’immunothérapies anticancéreuses. «Il reste beaucoup à faire! Nous devons désormais tester cette technologie sur des cohortes plus larges, à des stades de maladie plus précoces, et l’associer à d’autres traitements existants. Mais nous partons sur des bases solides», affirme un des chercheurs.

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