L’épicerie d’Italie va garder ses portes closes. Jeudi 22 janvier 2026, le tribunal administratif de Rennes (Ille-et-Vilaine) a rejeté le recours entrepris par le gérant de l’établissement qui contestait la décision prise par le préfet d’Ille-et-Vilaine, Franck Robine, de fermer son commerce d’alimentation générale, pour une durée d’un mois.

Le représentant de l’État avait pris cette décision, après qu’un individu s’était blessé dans la nuit du 31 décembre 2025 au 1er janvier 2026, en utilisant des engins pyrotechniques acquis auprès de l’établissement. Derrière cette sanction, les autorités suspectaient également le commerce de mener d’autres activités illicites.

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Une perte de chiffre d’affaires de plus de 40 000 € ?

Le 21 janvier 2026, le gérant a décidé de saisir le tribunal administratif, estimant que  cette fermeture entraînera une perte de chiffre d’affaires importante pouvant être évaluée à 48 164,44 € .

Pour son avocate, Me Amina Saadaoui, la décision  est entachée de détournement de pouvoir ». La motivation figurant dans l’arrêté  n’est qu’un prétexte à la fermeture administrative qui repose, en réalité, sur des allégations de blanchiment sans fondement. 

Jeudi 22 janvier 2026, le tribunal administratif a rejeté la requête du gérant, estimant qu’il  n’établit pas que les conséquences de la fermeture litigieuse menacent très sérieusement et à très brève échéance la poursuite et la pérennité de son activité . Alors même que la trésorerie du commerce  était largement positive à l’issue du dernier exercice comptable .