La compagne du tueur présumé était abritée par ce refuge avec son fils de sept ans, après avoir été « battue et terrorisée pendant plusieurs mois » par son mari, a raconté Alexandre Sobolev, le président de l’organisation Obereg qui gère ce « centre de crise » pour les femmes en situation difficile à Irkoutsk. Selon Alexandre Sobolev, cette femme « est venue pour la première fois avec des blessures atroces faites avec un couteau, des morsures et des bleus ». « Nous avons expliqué à son mari qu’elle était sous notre protection et qu’il ne fallait pas qu’il vienne ici », a dit M. Sobolev.

L’ombre de l’impunité

Mais mardi, l’ancien combattant « s’est emparé d’une autre femme, mère de deux enfants » qui vivait dans le même refuge, « l’a prise en otage », réclamant la présence de son épouse et du procureur militaire, et l’a ensuite « étranglée », selon le responsable. Le lendemain, le Comité d’enquête régional a annoncé sur son site internet l’interpellation du suspect, Roman Mitchourine, un « participant à l’opération militaire spéciale » en Ukraine, la dénomination officielle en vigueur de l’offensive russe.

Des psychopathes, des violeurs et des meurtriers commettent déjà régulièrement des atrocités, se couvrant de leur statut de participant à l’opération militaire spéciale, convaincus qu’ils resteront impunis »

Sur Telegram, Alexandre Sobolev a dénoncé « un grave problème qui apparaît dans notre société ». « Des psychopathes, des violeurs et des meurtriers commettent déjà régulièrement des atrocités, se couvrant de leur statut de participant à l’opération militaire spéciale, convaincus qu’ils resteront impunis », a-t-il écrit. « L’équipe de notre fondation et moi, nous respectons les défenseurs de notre patrie », qui combattent en Ukraine, a poursuivi Alexandre Sobolev, ajoutant : « la société doit remercier les héros mais ne doit pas laisser les criminels impunis. »