Selon l’ancienne candidate à la présidence française (en 2007), restituer à l’Algérie des biens comme l’épée et le burnous de l’émir Abdelkader, héros de la lutte anti-coloniale, des crânes de résistants et des archives, « c’est plus profond » et « c’est un signe de reconnaissance de ce qu’il s’est passé », de cent trente-deux ans de colonisation entre 1830 et 1962. À ses yeux, « c’est le premier geste » que le président Macron « doit faire » et il « doit être fait d’État à État », a-t-elle souligné, estimant que « ça peut se faire en 24 heures, très rapidement ».

Bâtir une « nouvelle alliance »

« Une fois que la question de la reconnaissance et de la mise à plat mémorielle sera traitée, on tourne la page et on construit de nouveaux partenariats », a-t-elle estimé. Ségolène Royal a « bien sûr » informé Emmanuel Macron de son voyage et souhaite « lui rendre compte à son retour » pour l’« aider avec les éléments » recueillis pendant son séjour « parce que c’est dans l’intérêt de la France ».

Pour l’ancienne ministre socialiste qui veut favoriser « une dynamique d’apaisement et réconciliation », bâtir une « nouvelle alliance » entre France et Algérie est « une obligation morale, politique, culturelle, artistique et économique », à l’égard des « 7 millions » d’Algériens, binationaux et personnes ayant des liens avec le pays.