On dit souvent que sport et poli­tique ne font jamais bon ménage.

Si l’on a notam­ment pu s’en aper­ce­voir depuis le début de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, ce qu’il se passe actuel­le­ment aux États‐Unis ne fait pas exception.

À l’heure où la police anti‐immigration sous le mandat du président, Donald Trump, fait énor­mé­ment parler d’elle, certains jour­na­listes n’hé­sitent pas à poser des ques­tions parfois embar­ras­santes aux joueurs.

Cela a notam­ment été le cas avec le jeune améri­cain, Learner Tien, lors de son passage en confé­rence de presse après sa défaite en quarts de finale de l’Open d’Australie contre Alexander Zverev. 

Seulement âgé de 20 ans et sans doute dési­reux de ne pas s’aven­turer sur un terrain aussi glis­sant et clivant, l’ac­tuel 29e joueur mondial a préféré ne pas répondre à cette question.

Q. Ce fut une journée impor­tante pour vous et Iva Jovic, j’ai l’im­pres­sion que l’avenir du tennis améri­cain repose entre vos mains. Il est égale­ment inté­res­sant de noter que vous êtes toutes les deux des immi­grées de deuxième géné­ra­tion aux États‐Unis. Dans le contexte actuel avec Trump et l’ICE, que signifie votre héri­tage pour vous, et quelle est l’im­por­tance des immi­grés pour le sport améri­cain aujourd’hui ?
LEARNER TIEN : Désolé, je ne souhaite pas vrai­ment parler de cela pour le moment.

Gênant.