Presque oublié, le fracas de l’avenue Salvador-Allende (14e) qui déversait chaque jour sous les fenêtres ses milliers de véhicules. Enfin estompés, le calvaire de plus de dix ans de chantier pharonique (rénovation Anru, rocade L2 enterrée), l’incertitude des relogements, les heurts de la concertation : à Marseille, enfin, la cité de la Busserine respire.
Si pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, la France affiche un solde naturel négatif, c’est l’inverse dans le 14e arrondissement marseillais (1 104 naissances, 412 décès en 2024). Pourtant, il manque partout des espaces pour cette jeunesse : avec son skate park, son city stade, ses toboggans, ses espaces verts, les deux hectares de la Plaine des jeux et des loisirs (dessinée par l’agence Naom, financée par la mairie de Marseille et l’Anru, inaugurée l’été 2024) sont venus, en partie, combler ce vide.
Un endroit pour se défouler
Sabrine, mère au foyer de 35 ans et Medji, chauffeur de poids lourds, font 3 km les mercredis et samedis pour venir y faire jouer leurs enfants (8 et 5 ans). « Dans notre quartier, il n’y a presque rien pour eux, on n’en peut plus des constructions partout ! » soupire-t-il. Ici, c’est parfait, …