« Il aime les gens »  ; « il est attentif »  ; « c’est un super pédagogue » ; « il est pointilleux » ; « il nous donne envie » ; « il ne juge pas »…

José, Maud, Philippe, Thierry, Amélie et Christophe – élèves depuis trois ans ou pour certains depuis vingt ans – ne tarissent pas d’éloges à l’égard de leur professeur de danse : Michel Magnien.





Michel Magnien dans un de ses studios de danse à Nancy. Photo Charlotte Overney

Michel Magnien dans un de ses studios de danse à Nancy. Photo Charlotte Overney

Figure incontournable

Chaque lundi soir, à Ludres, (et depuis les années 80 !) une quinzaine de couples – soit une trentaine de personnes – répartis en trois niveaux s’initient à la danse de salon guidé par celui qui est, depuis près de cinquante ans, une figure incontournable de la danse de couple dans le Grand Est.

De l’enseignement en école ou en association aux spectacles pour des événements privés, associatifs ou caritatifs en passant par les plateaux télévisés, le Nancéien Michel Magnien, 67 ans, n’a de cesse de diffuser son art et de conquérir toujours plus le cœur de nouveaux danseurs.

« Refaire danser les gens »

« Ça rajeunit », constate Michel qui, dans ses cours à Ludres, Nancy, Woippy, Champigneulles accueille depuis quelques années des trentenaires, des quarantenaires.« Dans les soirées, les gens ont envie de danser et donc ils viennent apprendre le rock, le tango. La salsa avec la mode latino mais aussi le swing ont le mérite de refaire danser les gens ensemble », remarque Michel.

Même si les « dancings » sont une espèce en voie de disparition, « les bals populaires reviennent, les gens ont besoin de sortir »… confie Philippe, 66 ans, un des élèves de Michel Magnien.

« Quand j’ai commencé à enseigner dans les années 80 beaucoup se retrouvaient dans les soirées dansantes », indique Michel qui, gamin, arpentait celles de la région avec sa sœur et sa maman. « Ce n’était peut-être pas un endroit pour un petit garçon remarque-t-il, mais j’aimais la musique, j’aimais les regarder danser. »

À cette époque, « il y avait peu d’écoles de danse. Les associations et les MJC ont permis au plus grand nombre de découvrir la danse de salon », explique le Nancéien qui a eu ses premiers cours, en son nom, à Leyr et au Champ-le-Boeuf à Laxou avant d’ouvrir sa propre école en 1987.

 Je fréquentais tous les bals de société. Mais ma technique était loin d’être irréprochable

Michel Magnien

Lui a commencé par les claquettes. Car sa sœur en faisait. Ils les enfilent après son Bac. Une activité « loisir » qui lui a « tout de suite plu » alors qu’il étudie l’italien à la faculté de lettres de Nancy. Parce qu’il est plutôt doué et parce qu’ « on manque cruellement de cavaliers » dans les cours de danse de salon, Lucette Nelles, sa professeure, pousse Michel à apprendre les « standards » et les « latines ».

« J’avais les bases de ces danses de couple. Je fréquentais tous les bals de société. Mais ma technique était loin d’être irréprochable ! » Alors, tous les jours, tous les soirs, sans relâche, Michel se perfectionne. En parallèle, il suit des stages à Paris avec des Maîtres de la danse pour apprendre de nouvelles techniques. Il se souvient des master class avec Peggy Spencer une danseuse britannique brillante. Mais aussi celles de Walter Laird, champion du monde de danse latine.

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Premiers contacts avec le monde professionnel

« C’était mes premiers contacts avec le monde professionnel », souligne Michel Magnien. Bien sûr, il ne laisse pas ses claquettes prendre la poussière : auprès de Georges Taps King, spécialiste en la matière, qui a dansé aux côtés de Fred Astaire et Gene Kelly, le jeune Nancéien affine son style, élève son niveau.

Et puis, licence d’italien en poche, il met le CAPES de côté et il fait un choix : celui de la danse, celui d’en faire « son métier ». « J’ai repris des cours de danses standards très sérieusement avec Patrick Ribas et Simone Germain » deux éminents pédagogues reconnus en France. « Je les rencontre à l’occasion du Grand Stage de Pontarlier » un stage international réputé en danse de couples. En plus de la technique, le Lorrain y acquiert plus de pédagogie et de connaissances liées à la composition chorégraphique.

« Soufflets c’est jouer »

Encore aujourd’hui, Michel crée pour ses cours mais aussi pour des spectacles ou des stages ses propres chorégraphies avec sa partenaire de danse de toujours, Nathalie. Il a même été, de 2006 à 2016, le « Stéphane Jarny » de l’élection Miss Nancy : « Je chorégraphiais tous les tableaux pour les trente filles », précise-t-il.

Avec Nathalie et d’autres couples de danseurs, il a foulé de 1995 à 2010 le parquet de l’émission TV de France 3 «Soufflets c’est jouer » pour accompagner, les accordéonistes avec l’animateur Didier Ohmer, « chantre de la renaissance de l’accordéon populaire dans les années 90 ».

« 1,2,3 Musette »

Encore aujourd’hui, depuis la reprise par le producteur du concept de l’émission, Michel enchaîne les tournages pour «1,2,3 Musette » diffusée sur les chaînes de TV locales (comme Moselle TV, Vosges TV).Il se produit aussi et accompagne les croisières dansées avec ce même producteur mais aussi lors de séjours avec l’accordéoniste bien connu dans la région Benoît Przybyla.

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À 67 ans, l’infatigable Michel Magnien n’en a donc pas fini de danser, de faire danser et de transmettre son savoir avec passion et générosité.