DÉCRYPTAGE – En effectuant le premier voyage à Pékin d’un chef de gouvernement britannique depuis huit ans, Keir Starmer espère donner une bouffée d’air à son économie qui piétine.

Ni « âge d’or », ni « âge glaciaire », Keir Starmer voudrait ne pas avoir à choisir. Le fameux « Golden age » de la relation entre Londres et Pékin, vanté par David Cameron en 2015, est depuis longtemps révolu, mais le dirigeant travailliste voudrait dégeler l’atmosphère. En effectuant la première visite d’un chef de gouvernement britannique en Chine depuis huit ans, il a estimé qu’il était « vital » d’améliorer les relations entre les deux pays, alors que l’économie du royaume piétine. Mais le sujet est sensible sur le plan intérieur, alors que les sources de contentieux ne manquent pas.

En s’envolant vers l’Orient, Keir Starmer a confié vouloir un « partenariat pragmatique », après des années de route commune tumultueuse. Le dernier voyage d’un premier ministre britannique remontait à celui de la conservatrice Theresa May, en 2018. Après un déjeuner et un long entretien au Palais du peuple avec le président Xi Jinping, Starmer s’est félicité de discussions « très…

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Le Figaro

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