La notaire de 55 ans, partie la première dans la bataille des élections à Montpellier, a livré un discours offensif, critiquant indirectement la majorité sortante, promettant notamment de réduire les impôts et stopper le projet CSR.

C’est un discours résolument offensif, clairement dirigé contre la majorité municipale, sans jamais prononcer le nom de Michaël Delafosse, qu’a livré Isabelle Perrein ce jeudi 29 janvier à l’occasion de sa cérémonie de vœux. Une prise de parole très scénarisée, mêlant musique, vidéos de présentation et interventions thématiques. Marie Francalanci a abordé la question du commerce, Irène Tolleret celle de l’intelligence artificielle et Vincent Hergott la sécurité.

« Je veux que Montpellier fasse à nouveau rêver »

Depuis la salle Pelloutier, devant selon ses comptes « 800 personnes », Isabelle Perrein s’est présentée comme une candidate « libre »et issue de la « société civile », bien que soutenue par le MoDem et l’UDI. Elle n’a pas tardé à donner le ton, attaquant frontalement les promesses de gratuité avancées à Montpellier : « Prendre les Montpelliérains pour des cons, est-ce aussi gratuit ? », a-t-elle lancé.

Dans la même veine, et esquissant les contours de son programme, la notaire de 55 ans a affirmé vouloir « arrêter d’emmerder les Montpelliérains », dénonçant les embouteillages, les suppressions de lignes de bus, l’état des trottoirs et certaines politiques écologiques jugées excessives. « Ça suffit », a-t-elle martelé, promettant de mettre fin au projet de CSR et s’engageant à « baisser les impôts et présenter les lignes de dépenses en toute transparence ».

La seconde partie de son discours a été consacrée à son deuxième vœu : « L’excellence comme boussole ». Sécurité, travail, attractivité… « je veux que Montpellier fasse à nouveau rêver », a-t-elle conclu.