Le froid intense en Ukraine pourrait changer la donne du conflit. Donald Trump affirme que Vladimir Poutine a accepté de ne pas frapper Kyiv pendant une semaine. Mais de leur côté, les troupes russes souffrent du manque d’équipements hivernaux adéquats.
Donald Trump l’affirme : Vladimir Poutine aurait accepté de ne pas frapper Kyiv et les autres villes ukrainiennes pendant une semaine. C’est ce qu’a déclaré le président américain ce jeudi lors d’une réunion ministérielle : « J’ai personnellement demandé au président Poutine de ne pas frapper Kyiv et d’autres villes pendant une semaine, et il a accepté », a-t-il poursuivi, citant le « froid exceptionnel » dans la région. « Beaucoup de personnes ont dit que c’est inutile d’appeler, vous n’obtiendrez pas cela. Mais il l’a fait », a ajouté Donald Trump.
La requête de Trump a du sens : des températures exceptionnelles sont annoncées en Ukraine ces prochains jours. Elles pourraient même descendre sous la barre des -30 degrés ! De plus, de nombreuses infrastructures énergétiques ont été détruites par les Russes qui en ont fait un pilier essentiel de leur stratégie de pilonnage de l’Ukraine.
Plus de 900 drones en une nuit
Or, une fois n’est pas coutume, cet hiver joue aussi contre les Russes. Pendant des siècles, le froid intense a été considéré en Russie comme le sauveur de la Nation face aux tentatives d’invasion. Personnifié par les surnoms « Général Hiver » ou encore « Général Givre », l’hiver russe a souvent été cité comme un facteur qui a contribué de manière significative aux échecs militaires de plusieurs invasions de la Russie, de Napoléon à la Wehrmacht. Pourtant, sur le front ukrainien, la donne aurait désormais changé. Selon le commandement de Kyiv, le froid frapperait maintenant de manière disproportionnée l’assaillant. Alors que les troupes ukrainiennes opèrent depuis des positions fortifiées de longue date, disposant de systèmes de chauffage, de stocks de vivres et de lignes d’approvisionnement stables, les unités d’assaut russes, progressant souvent à pied, seraient livrées à elles-mêmes. Sans véhicules adaptés ni matériel de campement performant, elles seraient incapables de creuser le sol gelé ou d’allumer des feux sans être repérées. Le facteur déterminant n’est pas la température elle-même, mais la préparation, précise l’évaluation ukrainienne.
Le manque d’équipements hivernaux adéquats et de soutien logistique transformerait chaque assaut en mission suicide. Par ailleurs, les cas d’hypothermie et d’engelures au sein des rangs russes auraient explosé. Sur le plan tactique, les forces de Moscou multiplient les assauts par petits groupes d’infanterie, sans le soutien de blindés ou de mécanisés. Face à eux, les unités ukrainiennes exploiteraient leur ancrage défensif pour repousser ces vagues successives tout en préservant leurs propres effectifs des morsures du froid.
Les négociations qui se sont tenues à Abou Dhabi la semaine dernière auraient été concluantes selon les deux parties. De nouvelles discussions devraient avoir lieu ce dimanche.
Le Kremlin n’a pas encore confirmé. La nuit dernière, les Ukrainiens ont abattu 950 drones russes.