De notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut
L’affiche, qui orne les arrêts de bus berlinois, rappelle la recherche des membres du groupe terroriste d’extrême-gauche « Fraction Armée Rouge » dans le passé. L’État allemand promet une récompense pouvant aller jusqu’à un million d’euros – un record historique – pour des informations après le sabotage par un groupe d’extrême-gauche au début du mois de janvier 2026 contre des installations électriques berlinoises.
La nouvelle loi en gestation depuis des mois se veut aussi une réaction à cette dernière attaque. Distributeurs d’électricité, d’eau, de gaz, hôpitaux importants ou entreprises des télécommunications doivent être à l’avenir mieux protégées en Allemagne. La sécurité supplémentaire doit se faire au détriment de la transparence. Des informations trop détaillées sur ces infrastructures sont considérées comme une aide indirecte pour les attaques en tous genres.
Publicité
Publicité
Publicité
Publicité
Au total, 1 700 acteurs essentiels doivent muscler leur protection. Ces règles valent pour ceux qui fournissent des services à plus de 500 000 personnes. Un chiffre trop élevé pour la fédération des communes allemandes. Les Verts dénoncent un texte insuffisant et tardif. Le parti de gauche Die Linke parle d’activisme qui ne change pas grand-chose.
À lire aussiAllemagne: Berlin en partie dans le noir après un «acte terroriste» d’un groupe d’extrême gauche