Mais que va devenir la caserne Auvare, dans le quartier Saint-Roch à Nice ?

Les policiers qui l’occupent actuellement vont déménager lorsque le nouvel hôtel des polices aura été construit. Alors la question de son devenir se pose, et à l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars, tous les candidats se positionnent.

À l’heure actuelle, la livraison du nouvel hôtel des polices, situé dans les murs de l’ancien hôpital Saint-Roch (quartier Hôtel-des-Postes), est prévue pour octobre.

À partir de cette date, les forces de police qui occupent actuellement la caserne Auvare déménageront progressivement.

Mais que va devenir cet ancien site militaire, racheté par la Ville dans les années 80 et aujourd’hui reconverti en locaux pour la police et en centre de rétention administrative ? Car avec ses plus de 30.000 m2 de surface en plein quartier Saint-Roch, à dix minutes de tramway de la place Masséna, le lieu à de quoi inspirer !

Deux cents places supplémentaires, en cellules modulaires, vont être construites.

Un grand pôle sportif pour le candidat Estrosi

Le maire de Nice, Christian Estrosi, candidat à un quatrième mandat, souhaite en faire un grand pôle sportif.

À l’été 2025, la Ville a lancé une consultation citoyenne pour recueillir l’avis des Niçois. Selon la municipalité, 870 participants y ont répondu et 85 % étaient favorables au projet soumis par le maire.

Ce dernier souhaitait bâtir une salle omnisports pour accueillir des compétitions de basket, de handball, de volley, d’arts martiaux, de danse ou de badminton. Un terrain extérieur pourrait aussi être construit pour qu’il soit laissé en accès libre pour les résidents du quartier.

Sport, culture et logements pour la liste « Unis pour Nice »

De son côté, la liste « Unis pour Nice » (Les Écologistes, PS et PCF), menée par Juliette Chesnel-Le Roux, souhaite une sorte de mini-village à la place d’Auvare.

Après avoir rasé les bâtiments vétustes, la liste veut construire des terrains de foot et de basket, adossés à un gymnase.

Elle veut aussi faire sortir de terre 125 appartements ainsi qu’un théâtre national de 1.200 places (pour remplacer celui qui a été détruit en 2022, qui est aujourd’hui compensé par des représentations dans de plus petites salles).

Une sacrée offre, qu’il faudra réussir à faire tenir dans ce vaste mais enclavé terrain de Saint-Roch. Coût approximatif du projet : 63 millions d’euros pour les parties sportives et culturelles, les logements n’étant pas encore chiffrés.

Le village olympique des JO 2030 pour Éric Ciotti

Pour Éric Ciotti, il vaudrait mieux que ce terrain soit utilisé pour la construction du village olympique des Jeux olympiques d’hiver de 2030.

Son opposant, Christian Estrosi, souhaite qu’il soit construit dans la plaine du Var, à l’ouest de Nice.

Une erreur, pour le candidat de l’Union des droites pour la République allié au RN : « Les logements prévus seraient trop éloignés du cœur de ville. La caserne Auvare est une solution bien plus cohérente, proche du campus Saint-Jean-d’Angély, des transports et des commodités », a-t-il expliqué sur le réseau social X, avant d’annoncer vouloir en faire une cité étudiante.

Déplacer le lycée Apollinaire pour « Nice ! Front populaire »

Enfin, Mireille Damiano, tête de liste « Nice ! Front populaire » (La France insoumise et le collectif Viva !), a proposé d’y déplacer le lycée de l’Est (de son vrai nom lycée Guillaume-Apollinaire).

Construit au début des années 90 sur le Paillon, il pourrait être en danger d’inondation en cas de grosse crue, estime la liste de gauche.

Les candidats projettent ainsi un déménagement de l’établissement « dès la rentrée 2029 ». Avec, pourquoi pas, un prolongement de l’établissement par un IUT.

À notre connaissance, les autres candidats en lice à Nice(1) ne se sont pas exprimés sur la question du devenir d’Auvare.

1. Nathalie Dloussky (souverainiste), Xavier Garcia (Place Publique), Jean-Marc Governatori (L’Écologie au centre), Hélène Granouillac (Vivre Nice), Estelle Jaquet (Lutte ouvrière) et Cédric Vella (Reconquête).