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Bluesky
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Portrait
Propulsé maire sans avoir été élu sur son nom, l’ex-socialiste joue sa légitimité dans un Marseille fracturé, miné par l’insécurité et menacé par une percée du Rassemblement national. Favori fragile, il avance entre bilan revendiqué, guerre des gauches et campagne à haut risque.
Sa voix, d’abord. Quand Benoît Payan parle, on croirait entendre un prélat : des phrases longues, presque onctueuses, ponctuées de références à l’Evangile. Puis, sans prévenir, le timbre se casse, les mains s’animent, le débit s’accélère. L’édile un brin pontifiant s’efface. Apparaît le « minot » marseillais de 47 ans qui s’embrase dès qu’il est question de l’OM. Et surtout le lutteur qui, dès que surgissent deux lettres – RN –, laisse affleurer une colère sourde, presque physique : « Le Rassemblement national, c’est l’antithèse de Marseille. C’est l’anti-Marseille. » Et c’est aussi désormais sa plus grande bataille.
Pouvait-il imaginer pareil péril quand il a été propulsé maire fin 2020 ? Cinq ans plus tard et pour la première fois, « sa » ville, la ville des migrations, des strates et des exils, est menacée par un parti bâti sur la peur et la stigmatisation de l’autre. Benoît Payan, air toujours juvénile, rega…
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