La première semaine d’entraînement a pu donner des indications quant à la composition d’équipe amenée à affronter l’Irlande. Pour autant, les postes de numéro 4 et de numéro 6 ne sont pas encore totalement tranchés…
Cette semaine, à Marcoussis, les deux séances ouvertes à la presse ont permis de lever les derniers doutes quant à la composition de l’équipe de France. À quelques jours de l’ouverture du Tournoi des 6 Nations, prévue le 5 février face à l’Irlande, le staff tricolore a clarifié ses intentions et les grandes lignes du XV de France ont émergé. Sur le terrain d’honneur du CNR, la charnière a constitué le premier signal fort. En l’absence de Romain Ntamack, blessé au rein et forfait pour ce premier match, Matthieu Jalibert a bien été installé à l’ouverture aux côtés d’Antoine Dupont, capitaine et métronome des Bleus. Alignés ensemble lors des deux entraînements collectifs, les deux hommes ont incarné le passage à l’offensive choisi par le staff pour lancer le Tournoi. « J’ai toujours apprécié jouer avec Matthieu Jalibert, expliquait en début de semaine le capitaine tricolore. Il a un style très offensif et depuis le début de saison, il montre qu’il est en très grande forme. »
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Au centre, la paire girondine composée de Yoram Moefana et Nicolas Depoortere sera chargée d’apporter de l’impact au milieu du terrain et sécuriser les zones de contact, un secteur clé face au défi physique irlandais. Le puncheur Kalvin Gourgues, lui, devrait démarrer parmi les finisseurs chers à Fabien Galthié, pour mieux surprendre les défenseurs irlandais en sortie de banc. La reconduction de Gourgues, 20 ans et déjà excellent face à l’Australie en novembre (48-33), est une illustration parmi d’autres de la nouvelle ambition de Galthié : « Au début de mon mandat, disait celui-ci à l’occasion du lancement de la compétition, j’avais choisi le conservatisme pour créer de l’expérience collective dans l’équipe de France. Après six ans de vie commune, il est temps de trouver une évolution entre ce conservatisme et l’innovation. »
Un duel Ollivon – Auradou en deuxième ligne
Devant, le retour de François Cros a marqué un tournant. Absent plusieurs mois d’absence en raison de douleurs récalcitrantes au genou, le flanker toulousain a sur le terrain d’entraînement de Marcoussis retrouvé une place de titulaire sur le flanc de la troisième ligne, apportant mobilité et expérience à un trio notamment complété par Anthony Jelonch, l’une des vraies satisfactions de la dernière tournée automnale. En première ligne, l’absence de Uini Atonio (lire par ailleurs) a redistribué les cartes et le Clermontois Régis Montagne a, lors de la séance de mercredi, tenu la corde à droite. Sur l’autre versant de la mêlée, le Toulonnais Jean-Baptiste Gros, intouchable depuis un an, garde logiquement la confiance du staff.
Au jeu des chasubles, on a aussi pu constater mercredi après-midi que Charles Ollivon s’entraînait bien dans la cage avec le numéro 4 dans le dos, aux côtés du Lyonnais Mickaël Guillard. Doit-on en conclure que « le grand Charles », démarrera à ce poste contre les Irlandais au Stade de France ? De ce que l’on sait, le staff tricolore est encore hésitant à ce sujet et se réserve le droit d’attendre encore quelques heures, avant de trancher en deuxième ligne entre Charles Ollivon et Hugo Auradou. Ce dernier, déjà sélectionné à dix reprises avec le XV de France, a en effet réalisé un début de saison convaincant avec la Section paloise, possède un super-pouvoir dans l’alignement et plaît beaucoup aux coachs tricolores. Pour autant, le poste de numéro 4 n’est pas le seul dilemme à régler pour Fabien Galthié et ses adjoints : à Marcoussis, la cote de Lenni Nouchi, impressionnant avec Montpellier depuis plusieurs mois, a grimpé en flèche et l’ancien capitaine des moins de 20 ans tricolores est aujourd’hui en balance en troisième ligne avec Oscar Jegou, dont les entrées en jeu avaient séduit le sélectionneur national, lors de la dernière tournée automnale.