Ce bouleversement se traduit aussi par des nouveaux us : le rachat de contrats à prix d’or. Et le plus grand transfert de cet été à Remco Evenepoel, qui, ce mercredi à Majorque, a roulé pour la toute première fois en compétition pour le compte de son nouvel employeur, le géant Red Bull-Bora-Hansgrohe.

Comme s’il fallait suivre ces mœurs changeantes, ne dites plus le Critérium du Dauphiné mais bien le Tour Auvergne-Rhône-Alpes. Cette épreuve d’une semaine (du 7 au 14 juin) a donc changé d’état civil. Mais, pour le reste, elle sera toujours une répétition du Tour de France. Même si Tadej Pogacar, son vainqueur sortant, lui a préféré le Tour de Suisse, elle donnera le ton à un petit mois du départ de la Grande Boucle à Barcelone (du 4 au 26 juillet).

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Le peloton aura de nouveau droit au squelette du Tour. Dès la 3e étape, un chrono de 28,4 km par équipes aura lieu à Perreux. L’occasion de parfaire une dernière fois ses gammes avant l’effort collectif du Grand Départ espagnol (19 km). Avant cela, l’étape initiale sera une belle occasion pour les attaquants-puncheurs de se mettre en avant avec trois difficultés dans les 40 dernières bornes, dont la côte de Saint-Jean-le-Vieux (5,6 km à 8,7 %). Au lendemain du chrono par équipes, les sprinters devraient pouvoir se régaler entre Le Puy-en-Velay et Montrond-les-Bains (4e étape).

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Il faudra attendre le sixième jour de course pour avaler le plat de résistance. La course se terminera, en effet, par trois arrivées au sommet. Le vendredi, la victoire d’étape se jouera en haut de la Côte de Crest Voland (5,9 km à 7,7 %). Le lendemain, on connaîtra le vainqueur au sommet du Grand Colombier (8,4 km à 10,2 %).

Les organisateurs ont envoyé une invitation aux candidats à la victoire finale au Tour en faisant du Plateau de Solaison (11,3 km à 9,1 %) le juge de paix de cette épreuve, une ascension programmée le 19 juillet (15e étape) sur les routes du rendez-vous majeur de l’été. Avant ça, Remco Evenepoel et consorts auront dû se farcir le col du Pré (6,9 km à 10,1 %), la montée de Bisanne (11,4 km à 7,7 %) et le col des Aravis (7 km à 6,8 %).

La répétition habituelle du Tour a, donc, peut-être changé de nom mais elle a conservé l’essentiel : son parcours très relevé.