Une fois que leur ouvreur était sorti du terrain et en l’absence d’autres cadres tels les internationaux Maxime Lucu, blessé au genou mais de retour pour la réception de Castres (14 février), Cameron Woki et Louis Bielle-Biarrey laissés au repos, les Bordelais n’ont plus trouvé la solution pour renverser les Parisiens. Contraint par l’enchaînement des matchs, les blessures et le marché du XV de France, le staff travaille à ce que les trous laissés par les joueurs importants ne restent pas béants.
Hutteau comme un grand
« On a besoin de faire souffler ces joueurs et on doit en responsabiliser d’autres, justifie le manager Yannick Bru. On sait que le partage des responsabilités est un cercle vertueux surtout par rapport aux périodes qui nous attendent et ce ne serait pas raisonnable de lier notre destin qu’à quelques joueurs. Un gars est performant quand tu le responsabilises, il se trompe, tu débriefes, il progresse. C’est ce processus-là qui fonctionne ».
« On lui demande de remplir le rôle, d’appliquer les plans comme un joueur pro de l’UBB »
Avec le chantier au poste de demi de mêlée, c’est justement ce qu’il se passe avec le jeune Valentin Hutteau (18 ans). Présent sur les feuilles de match à huit reprises en début de saison, il a fait son retour contre le Stade Français, samedi, après une opération du genou en décembre. Il a surtout fait son apparition sur le banc après le forfait de dernière minute de l’international italien Martin Page-Relo, toujours touché au sternum et est entré en jeu après la commotion du polyvalent Arthur Retière, dont le retour n’est pas attendu avant Castres.
Si Page-Relo n’est pas remis à 100 % ce samedi, il pourrait débuter à Montauban : « Quand je le lance, je n’oublie pas son âge donc il a droit à l’erreur tout le temps, confie Bru. Mais aujourd’hui, il faut mettre de côté qu’il a 18 ans. Il est en pleine évolution mais là, on lui demande de remplir le rôle, d’appliquer les plans comme un joueur pro de l’UBB. Vu le besoin de points, on n’a pas le temps ».
« Laisser aucun point en route »
Pour tenter de réduire ce manque de leadership sur le terrain, il a justement été demandé à Maxime Lucu de rester le plus proche possible de l’équipe au bord du terrain. « Il sera porteur d’eau à Montauban pour continuer de faire le relais, prévient le manager. On sait que sa présence est importante et elle compte double dans sa proximité avec Valentin qui est un gamin très à l’écoute ».