C’est pourtant lui, le fils de la victime, qui alerté les gendarmes de Roquefort-les-Pins, dimanche 25 janvier vers 9 h 30. À leur arrivée dans une belle maison qui surplombe le village de Tourrettes-sur-Loup, les militaires découvrent le corps inerte d’une dame âgée de 70 ans, gisant au sol dans sa chambre à coucher, entre deux lits jumeaux. Le mari, lui, dormait dans une chambre à côté.
Le fils âgé de 32 ans prétend alors avoir découvert sa mère dans cet état une demi-heure plus tôt. Un technicien en identification, criminelle est aussitôt dépêché sur les lieux, et ses constats sèment le doute sur l’origine, accidentelle ou criminelle, du décès.
Une mort suspecte, confirmée par le médecin légiste également requis sur place. En effet, la malheureuse présentait des ecchymoses, pouvant laisser penser qu’elle avait subi des violences.
Le Parquet de Grasse a donc saisi la brigade de recherche de Grasse pour mener les premières investigations. Or les auditions de témoins et analyses de la téléphonie pouvaient indiquer qu’il s’agissait d’un matricide, sans toutefois écarter une possible implication du mari également.
La victime a été rouée de coups et étouffée par son fils
Mardi dernier, père et fils ont donc été interpellés par les gendarmes et placés en garde à vue. C’est là, face aux enquêteurs, que le fils a soudain avoué le pire. Après avoir tenté de l’étouffer une première fois, il aurait roué sa mère de coup, jusqu’à l’asphyxier définitivement avec son pied. Des éléments en partie corroborés par les premiers constats.
Un assassinat que le jeune homme, qui vit chez ses parents, aurait d’ailleurs prémédité depuis la veille, au motif que sa mère lui faisait « subir des pressions psychologiques et le brimait depuis l’enfance, sans s’occuper assez de lui. »
Si le premier examen psychiatrique effectué sur le suspect a estimé que son état était compatible avec une garde à vue, des expertises complémentaires seront sans doute effectuées dans le cadre de l’information judiciaire ouverte par le Parquet de Grasse.
Pour l’heure, l’auteur présumé des faits a été déféré devant un juge d’instruction, qui l’a mis en examen pour assassinat.
Le meurtrier présumé a ensuite été placé en détention provisoire à la Maison d’arrêt de Grasse. Son père, lui, a été remis en liberté à l’issue de sa garde à vue.