Son parti attire notamment des anciens membres de gouvernement, mais aussi plusieurs élus, tous conservateurs. Nigel Farage espère une entrée en force aux Parlements gallois et écossais lors des prochaines élections locales.

Publié le 30/01/2026 11:09

Mis à jour le 30/01/2026 11:24

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Nigel Farage, leader du parti d'extrême droite Reform UK, au côté de Suella Braverman, ancienne secrétaire d'Etat à l'Intérieur et ex-membre des conservateurs, le 26 janvier 2026. (BEN STANSALL / AFP)

Nigel Farage, leader du parti d’extrême droite Reform UK, au côté de Suella Braverman, ancienne secrétaire d’Etat à l’Intérieur et ex-membre des conservateurs, le 26 janvier 2026. (BEN STANSALL / AFP)

Au Royaume-Uni, trois ex-ministres des Tories ont rejoint ces dernières semaines la formation d’extrême droite Reform UK. Depuis 2024, plus d’une une vingtaine d’élus et d’anciens membres conservateurs ont basculé vers ce mouvement anti-migrants, qui est en tête dans les sondages.

Trois défections en moins de trois semaines. La dernière en date : l’ancienne ministre de l’Intérieur de Liz Truss et de Rishi Sunak, Suella Braverman, déjà bien à la droite des conservateurs, a sauté le pas sans états d’âme. « J’ai l’impression de rentrer à la maison, a-t-elle lancé. Le Royaume-Uni est cassé, le pays ne va pas bien, il souffre, l’immigration est hors de contrôle, les gens ne se sentent pas en sécurité, nos jeunes partent à l’étranger. Et parce que je crois du fond de mon cœur et de mon âme en un avenir meilleur, je rejoins Reform UK. »

Depuis un an, Reform UK a pris la tête des sondages avec quasiment dix points d’avance sur les Tories. « Mais notre parti n’est pas une organisation caritative de sauvetage des députés conservateurs en panique, a prévenu Nigel Farage. Il y a des gens qui nous ont approché et à qui nous avons dit que nous ne jugions pas cela approprié, parce que j’ai eu l’impression qu’ils nous considéraient comme une bouée de sauvetage, que nous étions plus avantageux pour eux qu’ils ne l’étaient pour nous. »

« Mes critères sont très, très simples. Ils doivent exprimer des remords quant à ce qu’ils ont fait au gouvernement. Ils doivent être prêts à s’investir pleinement et à nous aider, à être un atout pour nous. »

Nigel Farage, leader du parti Reform UK

dans les médias britanniques

Le leader du parti a donné jusqu’au 7 mai pour rejoindre ses rangs, date des élections locales où il espère une entrée en force aux Parlements régionaux gallois et écossais, alors que son parti ne compte pour l’instant que huit élus sur 650 à la Chambre des communes.