CRITIQUE – En quelque 300 dessins et 120 artistes, Beaubourg expose un échantillon de son fabuleux patrimoine. Des retrouvailles majestueuses et d’étonnants pas de côté.

Comment garder intact le parfum du trésor en réunissant quelque 300 dessins de la fabuleuse collection du cabinet d’art graphique du Centre Pompidou qui en compte plus de 35 000 ? Comment réunir chefs-d’œuvre et découvertes sans affaiblir l’ensemble et en gardant un rythme vif qui fait de la contemplation de chaque dessin un moment à part ? « Dessins sans limite » propose, jusqu’au 15 mars dans les Galeries 8 du Grand Palais, cette expérience sensible du merveilleux et du savoir qui fait valoir la main singulière de chacun des 120 artistes. De Matisse à Robin Rhode, le Sud-Africain du trait en mouvement sur le mur des villes, de Picasso à Stéphane Mandelbaum, l’écorché vif qui hurlait sa colère contre Goebbels, de Chagall le mystique à Hannah Höch, la pionnière dadaïste, ils cohabitent formidablement, offrant ce contact direct avec le talent qui vibre sur chaque feuille.

C’est du grand art dont font preuve ici les deux chefs d’orchestre, Claudine Grammont, à la tête du Cabinet…

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Le Figaro

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