Chaque année, le 2 février est une date que l’on attend de pied
ferme. Et pour cause, c’est ce jour-là que l’on célèbre la fête de
la
Chandeleur
, une bonne occasion pour se faire un gueleton de
crêpes, en prenant pour excuse une volonté de faire « honneur à
la tradition ». Mais au fait, pourquoi mange-t-on des crêpes
à la Chandeleur ? Une question qui mérite d’être posée, parce que
si cette fête est aujourd’hui surtout considérée comme un
rendez-vous gourmand, à l’origine, elle était avant tout religieuse
et correspondait au jour de la présentation de l’enfant Jésus au
Temple, dans la tradition paysanne, 40 jours après sa
naissance.

Le nom Chandeleur désignait en fait les chandelles qui étaient
traditionnellement utilisées à cette occasion par les fidèles, qui
les ramenaient chez eux pour s’assurer de bonnes récoltes l’année à
venir, avant de prendre part à un festin de crêpes. Selon la
superstition, si les paysans ne faisaient pas de crêpes le jour de
la Chandeleur, le blé serait mauvais l »année suivante. Si comme
nous, vous faites partie de ceux qui préfèrent manger les crêpes
plutôt que de les préparer, sachez qu’à l’occasion de la
Chandeleur, nombreux sont les chefs de renom et autres restaurants
à mettre les petites crêpières dans les grandes pour se charger de
cette délicieuse mission à votre place.

Chandeleur : où manger de très bonnes
crêpes à Paris ?
Jeffrey Cagnes

Pour cette Chandeleur, le chef pâtissier Jeffrey Cagnes
réinvente la crêpe avec trois créations aumônières inédites. Une
exotique avec parfumée à la vanille de Madagascar, accompagnée d’un
biscuit napolitain à la vanille, d’un confit et d’une brunoise de
mangue, et surmontée d’une ganache montée exotique. Une autre
vanille-myrtille dans laquelle la crêpe à la vanille de
Madagascar
s’associe à un crémeux vanille, un confit de myrtille et des
myrtilles fraîches. Et une dernière au chocolat qui combine crêpe
cacao, biscuit napolitain vanille, praliné amandenoisette et
ganache montée chocolat 64% du Pérou, le tout parsemée de noisettes
torréfiées concassées.

  • 8,20 euros l’aumôinère.73 Rue Montorgueil, 75002
    Paris


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Tycoz

Chez Tycoz, l’excellente crêperie bretonne de Albane et Baptiste
Lamotte, dans le Marais, crêpes et autres galettes se dégustent à
l’année. À table, les galettes salées croustillantes sont préparées
dont la selon la recette « du nord » (100 % sarrasin) et
généreusement beurrées. Côté sucré, les grands classiques sont au
rendez-vous : de la traditionnelle beurre-sucre, à celles nappées
de confitures, de miels artisanaux, de pâte à tartiner maison ou de
caramel au beurre salé…

  • A partir de 5,90 euros. 4 Rue du Parc Royal, 75003
    Paris


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Maggie à l’hôtel Rochechouart

Chez Maggie, la table de l’hôtel Rochechouart, les crêpes
s’empilent les unes sur les autres pour former un tendre gâteau,
servi à la part et accompagné d’une onctueuse crème anglaise. Cette
recette signature qui participe à faire la renommée du lieu, on la
doit au chef Freddy Israël, ami historique de la famille Solanet,
les fondateurs du groupe hôtelier Orso, propriétaire du
Rochechouart. C’est lui l’inventeur de ce délice considéré comme un
véritable « monument sucré » qui plaît pour son côté à la fois
réconfortant et régressif.

  • 14 euros. 55 Blvd Marguerite de Rochechouart, 75009
    Paris


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Pompette!

Pour la Chandeleur, Pompette!, nouvelle boulangerie parisienne
inspirée par la Provence, dévoile son stand à crêpes éphémère
installé devant son adresse du 4e arrondissement. On s’y arrête
pour commander des crêpes moelleuses et dorées préparées minute et
garnies de recettes entièrement faites maison : beurre-sucre,
caramel, pâte à tartiner chocolat-noisette, confiture
poire-passion. On les accompane volontiers du chocolat chaud dense
et enveloppant, élaboré à partir de chocolat de pâtisserie.

  • A partir de 3,50 euros. 20 R. du Renard, 75004
    Paris


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Claire Heitzler

La cheffe pâtissière Claire Heitzler célèbre la Chandeleur avec
une création emblématique de son univers : le gâteau de crêpes
soufflées. Un dessert réconfortant, tout en légèreté, qui associe
la douceur du marron à la fraîcheur des agrumes. Les crêpes à la
vanille, allégées de blancs montés en neige puis cuites au four
comme un soufflé sont garnies en alternance d’une crème de marron
généreuse et d’une marmelade d’agrumes fraîche et acidulée. A noter
que les agrumes sont cultivés dans le Sud de la France par Perrine
et Étienne Schaller et récoltés à pleine maturité afin de préserver
toute leur richesse aromatique et leurs huiles essentielles.

  • 4 personnes, 28 euros. 9 Rue du Parc, 92300
    Levallois-Perret


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Lenôtre

Fidèle à la recette de Gaston Lenôtre, les crêpes légères et
finement parfumées de fleur d’oranger de chez Lenôtre se déclinent
en différentes recettes : sucre, praliné noisette, préparations de
fruits mais aussi l’incontournable crêpe Suzette garnie de crème
pâtissière et de zestes dorange flambés au Grand Marnier.

  • A partir de 3 euros, 15 Bd de Courcelles, 75008
    Paris


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Benoît Castel

Pendant tout le week-end de la Chandeleur, le chef pâtissier
Benoît Castel nous régale de ses crêpes sucrées bien dorées,
garnies de pâte à tartiner ou de confitures maison. A découvrir
également ses box de crêpes Suzette caramel orange-Grand
Marnier-zestes confits.

  • 13,50 la box de crêpes Suzette, 150 rue de
    Ménilmontant, 75020 Paris


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