Les deux animatrices ont été filmées par les équipes de « Cash Investigation » en train d’embrasser des enfants sur la bouche ou de leur crier dessus.

Publié le 30/01/2026 12:19

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Une cour de récréation d'une école de Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine), le 2 septembre 2024. (SERGE TENANI / HANS LUCAS / AFP)

Une cour de récréation d’une école de Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine), le 2 septembre 2024. (SERGE TENANI / HANS LUCAS / AFP)

Les images ont provoqué l’indignation. Deux animatrices filmées par les équipes de « Cash Investigation », en train d’embrasser des enfants sur la bouche ou de leur crier dessus, ont été suspendues de leurs fonctions « avec effet immédiat », a annoncé la mairie de Paris à franceinfo, vendredi 30 janvier, confirmant une information du Parisien.

La Ville de Paris a également annoncé le lancement d’une enquête administrative. « Il y a eu ce [vendredi] matin une réunion dans l’établissement avec les parents, où la mairie a confirmé qu’une enquête administrative était en cours », raconte à franceinfo Elisabeth Guthmann, du collectif de parents SOS périscolaire. « Ça bout dans l’école, les parents sont scandalisés », ajoute la militante.

Dans l’émission diffusée sur France 2 jeudi soir, une journaliste s’est fait embaucher comme animatrice dans une école maternelle et a tourné en caméra cachée. Des animateurs et animatrices d’école maternelle sont régulièrement filmés en train de crier sur les jeunes enfants, même quand l’un d’eux a les larmes aux yeux : « Silence ! Sileeeeence ! », « Vous avez perdu le droit de parler », « On reste assis, on bouge pas », « Range ta chaise avant que je m’énerve »… Une animatrice d’école maternelle est même filmée en train d’embrasser plusieurs fois un enfant sur la bouche, ajoutant en chantonnant « Je suis folle de lui ».

« Plusieurs signalements » ont également été effectués « sur le fondement de l’article 40 du Code de procédure pénale », a annoncé sur X par le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray. « Pour ce qui relève des pouvoirs administratifs de l’Education nationale, j’engage également sans délai les procédures de contrôle et de sanction », a ajouté le ministre. Rachida Dati et Emmanuel Grégoire, candidats à la mairie de Paris, ont également dénoncé les faits.