Vibrez aux rythmes du festival “Cuba Hoy!”, découvrez les coulisses du Conservatoire de Toulouse, assistez à une représentation du “Malade imaginaire” version Tim Burton, ou visionnez les multiples projections lors du festival de films LGBTQIA+… Ce week-end, à Toulouse, la culture se décline à tous les genres. Profitez-en !
Un week-end culturel et festif entre Afrique, Caraïbes et Amérique latine

Le spectacle musical et théâtral “Rolando, Canario y Mireya” fait partie des moments forts du week-end. ©Olivier Lob
Du 30 janvier au 8 février 2026, le festival “Cuba Hoy !” investit Toulouse pour une 29ᵉ édition placée sous le signe de la convivialité et de la diversité culturelle. Vous êtes ainsi invité à découvrir un événement engagé qui fait dialoguer les cultures d’Amérique latine, d’Afrique et des Caraïbes à travers la musique, le théâtre et la danse. Dans un climat social parfois tendu, le festival assume un positionnement clair : faire de la fête un espace de résistance positive et de lien social. Malgré les contraintes financières qui touchent le secteur culturel, l’équipe poursuit son engagement et défend des valeurs d’ouverture, de partage et d’humanité, portées par des artistes et des bénévoles profondément investis.
Parmi les temps forts à ne pas manquer, la soirée du samedi 31 janvier à l’Espace culturel du Pont des Demoiselles s’annonce incontournable. Dès 19h, la batucada Bloco Daqui donne le ton lors d’un apéro-concert aux accents brûlants de Rio, avant de laisser place à 20h30 au spectacle musical et théâtral “Rolando, Canario y Mireya”. Bien plus qu’un concert, ce moment mêle tangos argentins, sambas brésiliennes et boléros cubains dans une mise en scène inventive, teintée d’humour et de poésie. La soirée se prolonge à 22h avec une milonga animée par DJette Virginia Uva, danseuse et professeure originaire de Buenos Aires, invitant le public à se laisser emporter par la magie du tango. Tout au long du festival, de nombreux lieux toulousains accueilleront concerts, bals et spectacles, offrant à chacun une parenthèse festive et chaleureuse où les cultures du monde se rencontrent et se partagent.
Infos pratiques : Cuba Hoy ! du 30 janvier au 8 février dans divers divers lieux toulousains. Retrouvez toute la programmation et les tarifs sur le site du festival. Billetterie en ligne.
Le Conservatoire de Toulouse ouvre ses portes pour une soirée magique

La 13e Nuit des Conservatoires a lieu ce vendredi. ©Conservatoire Toulouse
Le vendredi 30 janvier 2026, le Conservatoire de Toulouse se transforme en véritable scène vivante à l’occasion de la 13ᵉ Nuit des Conservatoires. De 18h à 23h, le public est invité à explorer l’ensemble des disciplines enseignées au sein de l’établissement, de la musique au théâtre en passant par la danse, à travers une succession de performances d’élèves, de concerts d’ensembles et de déambulations artistiques. Les spectacles proposés, mêlant créativité et émotion, conduiront jusqu’à un final spectaculaire où se rejoignent talent, énergie et poésie. Cette soirée unique est l’occasion de découvrir les artistes de demain tout en partageant des moments conviviaux et inspirants, dans une atmosphère festive qui célèbre la diversité et la richesse des arts.
Au-delà des représentations, le Conservatoire de Toulouse propose des expériences interactives pour le public, allant d’ateliers participatifs à des visites insolites, comme celle de la tour romaine Larrey, offrant ainsi une immersion complète dans l’univers artistique toulousain. La Nuit des Conservatoires, événement annuel incontournable, met en lumière la vitalité et la créativité des jeunes talents, tout en invitant chacun à se laisser surprendre par la richesse des disciplines enseignées. Musique, danse et théâtre se rencontrent et se répondent, pour offrir aux visiteurs une expérience culturelle complète, où émotions et découvertes se conjuguent dans une célébration de la jeunesse et de l’inspiration artistique, selon l’établissement.
Infos pratiques : 13e Nuit des Conservatoires, ce vendredi 30 janvier, de 18h à 23h, au Conservatoire de Toulouse, 17 Rue Larrey. Entrée libre et gratuite.
Le Malade imaginaire à découvrir à Altigone
Tout au long du mois de janvier, Altigone a célébré Molière, grâce à la collaboration avec la Compagnie Théâtrale de l’Esquisse dirigée par Jérôme Jalabert. Pendant plusieurs semaines, le public était invité à redécouvrir quatre chefs-d’œuvre intemporels (“L’Avare”, “Le Médecin malgré lui”, “Les Fourberies de Scapin” et “Le Malade imaginaire”) à travers des représentations variées, destinées à tous les âges, scolaires comme amateurs de théâtre. Ces spectacles font revivre l’humour piquant et la profondeur des personnages, mêlant comédie et réflexion, dans des mises en scène inventives qui donnent un souffle nouveau aux textes classiques. Altigone devient ainsi un lieu incontournable pour ceux qui souhaitent se plonger dans l’univers riche et facétieux de Molière.
Ce samedi 31 janvier, ne manquez pas “Le Malade imaginaire” dans une mise en scène signée Frank Biagiotti. Vous y découvrirez Argan, obsédé par sa santé, enfermé dans ses peurs comme dans une chambre capitonnée, tour à tour tyran et enfant capricieux. Inspirée de l’univers visuel de Tim Burton, cette version originale transforme la pièce en comédie baroque et onirique, avec des costumes extravagants, des décors décalés et des personnages hauts en couleur. Pendant 1h45, le spectateur est invité à suivre les délires d’Argan, entre éclats de rire et vérités déconcertantes, pour une expérience théâtrale à la fois drôle, saisissante et profondément vivante.
Infos pratiques : “Le Malade imaginaire”, le samedi 31 janvier, à 20h30, à Altigone, 1B Place Jean Bellières à Saint-Orens. Tarif : de 17€ à 21€. Billetterie en ligne.
Quand cinéma et diversité se rencontrent : la 19ᵉ édition de DIAM

©Nathalie De Zan
Du 30 janvier au 8 février 2026, Toulouse vibrera au rythme de la 19ᵉ édition du festival Des Images aux Mots (DIAM), un événement majeur dédié au cinéma et aux cultures LGBTQIA+. Pendant dix jours, le festival propose une programmation foisonnante mêlant fictions, documentaires et courts métrages pour explorer les identités, les luttes et les expériences de communautés diverses à travers le monde, du Moyen-Orient à la Martinique, en passant par les zones rurales françaises. La soirée d’ouverture, ce vendredi 30 janvier (20h), mettra en avant le film “Todo el silencio” de Diego del Rio et le court métrage “¡Salsa!“, un hommage à la surdité et à l’inclusion avec des projections accessibles au public sourd et malentendant. Au fil des séances, les spectateurs pourront découvrir des parcours exceptionnels, comme ceux de la lutteuse brésilienne Neirud ou de la sportive handicapée Angela Madsen, et suivre des récits intergénérationnels allant de l’adolescence au grand âge, toujours avec un souci de diversité dans les formats et la réalisation, 54% des films étant signés par des femmes.
Au-delà du grand écran, DIAM offre un véritable panorama artistique et culturel avec des expositions de dessins et de photographies d’artistes locaux, des performances live et des soirées thématiques, comme celle de l’ouverture animée par Coco Damoiseau au Pathé Wilson ou la projection de “Doqueer” ce dimanche 1er février à l’ABC, dédiée aux courts métrages documentaires valorisant témoignages, luttes et affirmations LGBTQIA+. La clôture festive aura lieu au cabaret Le Kalinka et viendra couronner une édition résolument inclusive et créative. Que vous soyez passionné de cinéma, curieux ou simplement désireux de soutenir la diversité culturelle, DIAM 2026 promet un parcours riche en émotions, rencontres et réflexions, où chaque film, chaque performance et chaque exposition célèbre l’ouverture, l’expression et la pluralité des identités.
Infos pratiques : DIAM, du 30 janvier au 8 février, dans plusieurs lieux toulousains. Retrouvez toute la programmation et plus de renseignements sur le site du festival. Tarifs : séances aux tarifs des différents cinémas – Pass 4 films à 23€ (cinémas ABC, American Cosmograph, Pathé Wilson).